#INFO : La photographie en compétition

#INFO : La photographie en compétition

Bonjour tout le monde, cet article risque d’être un peu houleux 😀 mais rassurez-vous c’est pour le bien de la communauté, ce sont des conseils et de l’information.

J’écris ceci aujourd’hui suite aux récentes compétitions de cette saison où l’endurance a fait un certain bon médiatique : articles de presse, photos, reportages télé. Comme vous avez pu le voir, les photographes (professionnels et amateurs) sont de plus en plus nombreux à venir sur les pistes de courses d’endurance immortaliser nos galops.

Vous souhaitez que cela continue ? Vous voulez de beaux souvenirs en évitant de vous faire taper sur les doigts ? Alors il y a quelques règles à respecter que beaucoup ignorent, c’est pourquoi je fais un point info : D : le droit de la propriété intellectuelle.

by Alexander Dummer

1/ Droit de la propriété intellectuelle

 « La propriété intellectuelle recouvre à la fois la propriété industrielle et la propriété littéraire et artistique. Outil de lutte contre la contrefaçon ou le plagiat, la propriété intellectuelle permet à l’auteur d’une création de protéger son œuvre et de lui octroyer les avantages issus de son œuvre. En effet, qu’il s’agisse d’une innovation, d’une image, d’une création esthétique, d’un nom ou d’un logo, votre création peut-être protégée de toute tentative de réappropriation. »

« La propriété littéraire et artistique s’applique aux œuvres littéraires et artistiques (romans, théâtre, films, musiques, dessins, peintures, photos, sculptures, œuvres d’architecture…). Elle a la particularité de se créer sans formalités quelconques, du simple fait de la création de l’œuvre. Les droits dits voisins concernent notamment les artistes interprètes et les communications audiovisuelles. »

En bref et sans jolis mots : toute création appartient à son auteur qui doit être crédité, mentionné même si un contrat est signé (acte de vente de la photo) pour son utilisation. Toute utilisation des photos ou d’autres œuvres artistiques et littéraires sans mention de l’auteur : c’est du vol.

Je sais, vous ne l’avez pas fait exprès, cette capture d’écran ou cet enregistrement de la photo sur facebook, après tout, le photographe l’a lui-même publiée 🤭 alors faisons un point sur les bonnes pratiques et les choses à éviter

2 / Les photos partagées sur Facebook

Premièrement, sachez qu’en prenant votre licence compétition et en vous engageant sur un concours vous cédez votre droit à l’image à l’organisateur et à la fédération pour la presse et la promotion de l’événement. Si vous souhaitez qu’une photo soit retirée car elle vous dévalorise, vous porte atteinte, rien de plus simple que d’écrire au photographe ou à l’organisateur ( le diffuseur dans tous les cas) pour que les photos vous concernant soient retirées de publications. Pas juste celle où vous êtes super moche, que votre cheval est moche mais celle ou vous vous trouvez ou lui dans une situation, position qui dévalorise par exemple.

Ensuite, les photographes, eux aussi ont des droits concernant leur travail. Ils sont nombreux à faire le partage de leurs photos sur les réseaux sociaux, avec filigrane et signatures dans le seul but de se faire connaitre et de vous permettre de trouver votre photo parmi les 360 que peuvent contenir un album. En général les photographes mettent les mentions de partage et d’utilisation sur le post, veillez à respecter cela.

Par exemple il est souvent écrit : partage autorisé, copie interdite. Cela signifie que vous pouvez vous identifier sur la photo et la partager sur votre mur mais pas l’enregistrer pour la repartager. En fait, Facebook réduit au maximum la qualité des photos, donc l’enregistrer pour la recharger a bien souvent un impact visuel et vous risquez de froisser le photographe qui n’aimera pas qu’une photo apparaisse floue, retravaillée au niveau des teintes et luminosité par votre filtre instagram. C’est un préjudice pour son travail.

Les bonnes pratiques :

  • On ne coupe pas la signature ou le filigrane de la photo
  • On ne fait pas de screen capture (en plus c’est moche)
  • On partage la photo sur son mur en créditant l’auteur. (Attention pour l’utilisation à but commercial, se référer plus bas).
Partage des photos du concours, auteur crédité, mentions affichées

3/ Utilisation des photos pour le cadre privé

Que vous soyez professionnel (éleveur, cavalier) ou amateur en compétition, tous vos posts de résultats servent à la promotion de votre performance, celle de votre cheval, du matériel, de l’élevage, bref : c’est de la pub !

Les bonnes pratiques :

  • Si pas de désir d’achat de la photo : partager la photo en créditant l’auteur comme indiqué dans les mentions.
  • Si vous voulez garder la photo en réserve pour vous, les réseaux sociaux ou grand-mère qui est votre premier fan : on achète la photo, cela donne le droit à l’utilisation privée, on crédite quand même le photographe sur la publication si sa signature n’est pas sur cette dernière et même si elle l’est.En plus vous lavez en qualité poster ! 😀
  • Toute utilisation de la photo sans mention du photographe ou sans son accord : c’est du VOL.
  • Les photos de concours par l’organisateur, de type Uzès/SHF cette année. Il ne semble pas y avoir mention du nom du photographe, cela signifie que la propriété des photos est à la shf et qu’elles sont libres de droit. Sous réserve, vous pouvez les partager sans mention mais attention à ne pas couper la signature dans le coin.
Pour tous partages de la photo sur les réseaux, je crédite photo-sourire

4 / Utilisation de la photo pour le cadre promotionnel et commercial

Je reviens sur le post qui permet de promouvoir la performance : Que vous soyez professionnel (éleveur, cavalier, entreprise du secteur équin) ou amateur en compétition, tous vos posts de résultats (pour ceux dont c’est le métier) ou d’annonce de vente de chevaux ou de matériel neuf ou d’occasion (pour tous) ont un caractère commercial !

Les bonnes pratiques :

  • On achète la photo (sauf accord passé avec le photographe) ou on utilise ses propres photos, celle de ses potes, de ses fans, de grand-mère (ouai je sais pas terrible) pour tous posts de vente ou de promotion.
  • Par pitié : on ne poste pas une annonce avec une photo en filigrane, sérieux c’est moche ça ne valorise en rien votre annonce. C’est du VOL.

Oui car si demain quelqu’un s’amuse à utiliser vos compétences et votre domaine d’activité pour se valoriser lui ou faire de la vente, cela ne va pas vous plaire. Pareil pour eux, ce n’est pas très sympa surtout que…

L’utilisation non autorisé est passible d’une amende = Facture de l’utilisation de la photo + supplément pour préjudice moral. Du coup mieux vaut être prudent de votre côté.

Mentions de partage et de licence

5 / Dernier point : conseils et autres astuces

✅ Le prix normal d’une bonne photo au format numérique est de 25 à 30€, donc vous êtes vraiment gagnants car la plupart des photographes en endurance pratiquent un prix à 10€ et pourtant ils passent la journée debout ☀🌧 pour capter chaque cavalier. Photographe est un métier avec les cotisations, les formations, matériel … 10e c’est vraiment le minimum.

✅ Les photos publiées sur les pages des organisateurs sans crédit sur photo mais avec le logo du concours peuvent signifier que le photographe et l’organisateur ont un partenariat ou que celui-ci est rémunéré (genre Pise ou Euston) : dans ce cas-là vous pouvez bien souvent partager les photos en l’état depuis les pages FB, vérifiez le droit pour le partage commercial et créditez l’auteur. Dès lors qu’une signature du photographe apparaît dessus, l’image n’est pas libre de droit.

✅ L’utilisation d’une photo sur un site web ou un flyer est soumise aux mêmes droits, pour exemple pour les brochures ( extrait des barèmes upp) et attention l’utilisation non réglementée coûte chère ! Faudra expliquer à petit tonnerre pourquoi les carottes sont rationnées.

✅ La capture d’écran ou l’envoi par messenger ou facebook dénature votre photo, elle est pixellisée et réduite. Privilégiez whatsapp ou les échanges par mail pour recueillir vos photos et partager la meilleure qualité : une bonne photo c’est 20% d’interactions en plus garanties.

✅ Sur instagram : utilisez l’application reposta pour partager la photo du photographe, encore une fois, la capture d’écran et le retravaille de la photo sont du vol.

✅ Pour Facebook, pensez à identifier vos partenaires et amis sur la photo, cela leur permet de partager à leur tour, surtout pour vos partenaires qui seront également dans le « droit chemin » en partageant 🤪

🔺 Évitez de publier des photos de vos chevaux avec : la tronche carrément à l’envers et tirant sur le mors au départ de boucle, des traces d’éventuelles blessures, les côtes saillantes par un jeu de lumière raté, tous ces détails qu’une mauvaise photographie peut disproportionner et donner l’impression que votre cheval n’est pas bien (déjà que certains pensent qu’un cheval qui repose son pied est en grande souffrance ou que quand il ferme les yeux il est au bord de l’effondrement…) je rajoute cela c’est un conseil pour ne pas avoir de mauvaises surprises venant de novices, de dé-traqueurs des réseaux sociaux, de la voisine vegan ou de cette personne que vous ne connaissez pas mais qui derrière son écran peut gratuitement et facilement vous insulter sans connaitre le contexte et qui de toute façon s’en fiche. 👀

J’espère que cet article vous aidera à mieux comprendre l’utilisation des photos et à vous éviter des soucis. N’hésitez pas à poser vos questions !

Amateur Gold Tour : Monpazier 2019

Amateur Gold Tour : Monpazier 2019

Ça sonne bien non ? Cette année, la course de Monpazier fêtait ses vingt ans ! Pour l’occasion, l’hippodrome de Marsalès a accueillit les épreuves des Championnats de France amateur et la finale du championnat Pro. C’est parti pour un recap tout en points, vidéos et analyses en deux parties ! #2 Le championnat des Amateurs

cavaliers de l’épreuve CEI* Crédit : Eric Trescazes

Depuis deux ans, le master amateur Elite (120km) et amateur Grand Prix (90km) étaient supportés uniquement à partir des épreuves CEN, avec un départ différé des épreuves CEI. Le dispositif avait été mis en place afin de valoriser le championnat de France des amateurs par rapport à des cavaliers qui disposaient de la licence pro et permettre à un plus grand nombre de cavaliers purement amateurs de prendre part à une compétition de challenge face à une même catégorie de cavaliers.

Cette année, le règlement a été revu pour laisser la possibilité aux compétiteurs du circuit international de participer à ces championnats et de prétendre à une médaille ( hors cavaliers Elite, ceux qui ont 10 classements en 160km CEI3* au compteur.) C’est pourquoi le classement final sur l’épreuve CEI ou CEN était différent du classement des master. On vous explique tout !

3,2,1 Master amateur Grand prix 90km et Elite 120km

Le samedi 24 août était jour du Grand Prix 90km des championnats de France supporté par les épreuves CEI1* et Amateur 1 Grand Prix dont les cavaliers ont pris le départ collectivement pour les 87 kilomètres que comptaient l’épreuve.

Le rythme a été soutenu pendant trois boucles puisque c’est avec une moyenne de 20.2km/h que Julie FOURNIER PAPAIX est venue s’imposer sur l’hippodrome en selle sur Abu Vassili après 4h18 de course. Elle devance Cecile DEMIERRE en selle sur Rapido du Pouy qui franchit la ligne deux minutes et dix secondes derrière et qui bat Alexis TERRAL au sprint sur Osmir la Lizonne.

Crédit : Eric Trescazes

Les trois cavaliers prennent également la tête de l’épreuve CEI1* sur laquelle ils étaient engagés.

En quatrième position on retrouve Joël Maresscassier et Baqou, cavalier habitué à fouler l’hippodrome de Marsalès. Alain JOUANDOU et HIP HOP prennent la 5ème position du championnat et la première de l’épreuve Amateur 1 GP. Isabelle Louis Villain et Vaya de Minuit sont 6ème et prennent la deuxième place au classement amateur 1GP. La jeune cavalière mais néanmoins expérimentée Camille Coulomb ( médaille d’or par équipe et médaille d’argent individuelle aux championnats des As de Brecey) prend la 7ème place sur Colorado la Majorie. Emma Besset et Guarness de Bozouls prennent la 8ème position.

Karine Ferral
crédit : mickael Cinq

Le lendemain le départ du championnat amateur Elite 120km a été donné à 7h au lever du jour, mais alors vraiment le levé 😉

Les concurrents de l’épreuve CEI2* et Amateur Elite se sont élancés sur la piste ensemble et déjà dès les premiers kilomètres deux compétitions se sont dessinées par les écarts creusés. Un groupe jouant les places de ces trois épreuves, la tête de course étant prise aux premiers kilomètres par Elisabeth Hardy (BEL) et Carlota Cruz (ESP) pour l’épreuve internationale, un groupe de chasse composé de cavaliers élites ne prenant pas part au championnat tels que Mélody Theolissat, Roman lafaure, Vincent Gaudriot et des challenger du Master puisqu’on retrouvait dans le groupe de tête : Aurélie Develay, Karine Feral, Audrey Acquistapace mais aussi Rose-Marie Talibart qui prenait la tête de l’épreuve Amateur Elite devançant les autres concurrents de plus de dix-huit minutes à l’issue de la première étape.

La chaleur du dimanche a effacé de nombreux couples de la pistes à mesure des kilomètres et le réexamen d’avant dernière étape a donné du fil à retordre aux vétérinaires pour juger l’état métabolique des chevaux.

Aurélie_Develay et Elisabeth Hardy
Aurélie Develay championne de France amateur Elite et Elisabeth Hardy gagnante de la CEI2*
crédit : mickael Cinq

Au terme des 120 kilomètres des épreuves, ce sont les deux cavalières étrangères Elisabeth Hardy et Carlota Cruz qui franchissent la ligne en première et seconde position. aurélie Develay prend la troisième marche du podium CEI2* et remporte l’écharpe de championne de France amateur Elite 120km avec Tenere de Norvare, un cheval avec lequel elle a cumulé neuf classements en couple sur des épreuves CEI1* et CEI2* !

Elle est suivi sur le podium par Rose-Marie Taliart et Blizard park Ar Meen qui décroche l’argent, Karine Ferral associée à Sun Bestway prendra le bronze.

Rose-Marie Talibart
crédit : mickael Cinq

Audrey Acquistapace et Sarky de Saulnot sont 4ème, Pauline Biette et Celtic de Palmas arrivent en 5ème position. Julia Montagne prend la 6ème position avec Michto du lauragais, Manon Capitaine et Camyski Denica sont 7ème. Emilie Cazajus et Nikit du Vialaret complètent ce classement à la 8ème position.

Tous les résultats sur http://www.atrm-systems.fr/index0fr.htm

Préparer sa première épreuve d’endurance

Préparer sa première épreuve d’endurance

Pas facile de s’y retrouver n’est-ce pas ? L’endurance n’est pas une discipline communément pratiquée en club, elle demande un entrainement assez spécifique et une logistique à faire pâlir ! Oui car le calcul des points ne se fait pas sur une chute de barre, mais sur une équation à trois variables : ((Vitesse moyenne x 2) – Vitesse mini de l’épreuve) x 100 / Fréquence cardiaque finale.

Si toi non plus tu n’arrives pas à calculer ça de tête depuis le haut de ton poney et ne dispose pas de calculette, lève la main ! C’est pourquoi aujourd’hui je t’aide à préparer ta première course d’endurance.

C’est une question revenue fréquemment lors du « Question Tag » Instagram de la semaine dernière, donc j’ai décidé d’en faire un article. Voilà @Huecocotte c’est pour toi 😉

Préparer son cheval

Le premier niveau d’épreuve en endurance est de 10km (Club A, Club Poney 4, Club 4), ces trois épreuves sont divisées par tailles de poneys/chevaux et un peu par âge du cavalier du coup. Oui les parents peuvent emmener leurs bouts de chou faire une 10km shetland, la Club A avec eux et c’est ça qui est génial !

Pour les plus de douze ans, on commence en général sur le niveau d’épreuve Club 3 et Club 2 : la 20km. En Club 3 la vitesse moyenne se situe entre 10 et 12km/h sur l’ensemble du parcours alors qu’en Club 2 elle est de 12 à 15km/h.

Pour préparer son cheval ou son poney, sache qu’un poney de club est tout à fait apte à faire une épreuve de 20km car il sort régulièrement, tous les jours ou presque et est au travail. Il a donc une musculature et du fond pour réaliser cette boucle.

Le fond : le lent et long. C’est le travail du cœur, de la respiration mais aussi de la sûreté des membres. En endurance comme en complet ou en attelage c’est ce qui fait la différence. Un cheval doit être bien préparé en fond pour avoir l’énergie nécessaire à la réalisation de l’intégralité du parcours sans fatigue inutile et une solidité des membres pour franchir et valider l’étape.

Avant de parler entrainement parlons seulement condition physique. Regarde les marathoniens et les cyclistes par rapport aux sprinteurs ou aux nageurs, ils n’ont pas la même musculature. Les athlètes de fond ont les muscles étirés (ou longs), secs c’est pareil pour les chevaux d’endurance. Une musculature trop volumineuse ou de l’embonpoint vont être handicapants pour lui. Il faut veiller à ce que ton cheval soit en forme (vous savez la sortie de l’hiver avec le gros poil et le gras qui tient chaud…pas bon du tout).

Il y a deux points importants dans l’entrainement de ton cheval pour débuter : l’entrainement spécifique endurance (le travail de fond et le souffle) et le dressage (musculation et assouplissement). Et oui, les cavaliers d’endurance passent par la carrière, virez-moi ces idées reçues.

Breeeef ! Passons.

Comme je le disais précédemment, un cheval ou un poney qui sort régulièrement, qui travaille est apte à faire 20km. Pour lui faciliter la tâche et pour vous entraîner également il est recommandé de faire au moins deux longues sorties entre deux et trois heures de pas actif dans la semaine qui précède votre compétition. Ce sera un plus pour le souffle et pour les membres. Garde dans l’idée que c’est un minimum et qu’au plus tu effectues de longues sorties dans le temps, au pas ou aux allures sur du bon terrain, au plus tu prépares les membres de ton cheval, il se renforce.

La veille et l’avant-veille évite le travail en carrière, ton cheval a besoin de s’étendre et d’être souple pour parcourir les kilomètres, inutile de faire une séance de musculation avant, inutile de le fatiguer, au contraire il doit avoir éliminé un maximum de toxines et être au meilleur de sa forme pour la course. Par contre une petite séance d’assouplissement, de stretching dans votre cours du mercredi pourquoi pas.

Tu sais c’est comme à l’école lorsqu’on te demande d’apprendre tes cours dans le temps, au fil des leçons et non la veille au soir pour l’examen du lendemain…Bon ton cerveau peut un peu le supporter, par contre l’examen de natation euh…non ça n’a jamais marché sans avoir fait les longueurs avant.


Course 5km poney à Emerlo en 2017 | photo : organisation

Si tu cherches des astuces, des renseignements n’hésites pas non plus à parcourir la littérature existante sur l’endurance. Il existe plusieurs livres dont je fais la liste à la fin de cet article.

Connaitre le déroulement d’une compétition

Le matin de ta compétition est assez intense jeune padawan, alors concentre-toi. En général lorsqu’on arrive pour la première fois sur un terrain de compétition d’endurance c’est « le soukkkk ». En effet, pas forcément de structure, souvent des champs, des terrains de football ou de rugby, il suffit d’un grand espace pour accueillir une course.


Course 5km poney à Emerlo en 2017 | photo : organisation

Ta première étape : l’accueil cavalier pour récupérer ton dossier (carte vétérinaire, dossard, roadbook). Prends le temps ensuite de faire marcher ton cheval et de le panser, qu’il se dégourdisse avant de te diriger vers le contrôle vétérinaire où un membre de l’équipe va examiner ton cheval : métabolisme et allures. D’ailleurs les allures tu es au point sur le trotting ? N’hésite pas à lire l’article Préparer son trotting !

Là tu es au top Watson, prêt pour le départ ! Demande conseils aux vétérinaires présents, pour le déroulé de la boucle, pour l’hydratation de ton cheval, ils sont là aussi pour ça et connaissent les conditions climatiques et le terrain.

Une fois ton cheval prêt et toi en selle, il n’y a plus qu’à partir vous amuser à deux ! Au départ, vous donnez votre carte vétérinaire au staff qui note l’heure de départ et vous la rend. Ne la perds pas ! Confie-là à une personne de confiance #MamanGroom 😊 On l’a tous fait une fois…de perdre la carte…ou de l’oublier dans une voiture, bref surveille ce carton.

Ta vitesse sur la boucle est limitée selon l’épreuve : 10 à 12km/h si tu es en club 3 et 12 à 15km/h si tu es en club 2. Pourquoi pas se trouver un groupe avec lequel partir si tu es seul(e), c’est très formateur. Toutefois ton cheval doit être sociable et maîtrisé, pas la peine d’aller mettre le bronx chez les autres. Place-toi en queue de peloton si besoin, souvent les cavaliers qui ont des jeunes chevaux ou les très jeunes cavaliers demandent à partir avec d’autres. C’est l’avantage de cette discipline aussi, c’est un vrai sport d’équipe !

Sur la Piste

Pars au trot pour les premières vingt minutes, c’est l’échauffement. Prends le temps de chauffer les muscles, ceux de ton cheval et les tiens aussi hein, ne pas s’oublier ou tu vas connaitre des courbatures insoupçonnables.

Si tu es à 12km/h tu parcourras les 20km en 1h40, à 15km/h en 1h20. La différence n’est pas énorme, vingt minutes. Adapte ta vitesse de croisière en fonction du terrain. Laisse ton cheval s’étendre et trotter ou galoper avec l’encolure étendue.

Championnat de France AS 2017

Contrairement à un travail en carrière ou en saut où ton cheval doit être rassemblé et concentrer son énergie dans sa force; en endurance il doit économiser ses efforts. Il a besoin de faire de grandes foulées lentes et non de petites foulées rebondies. Essaye toi-même, lors de ta préparation, de courir en petites foulées (en montées de genoux aussi, même combat) puis d’étendre ta foulée loin, d’aller chercher avec le talon devant sans pour autant modifier ton allure. Tu verras, tu as besoin de moins de souffle et seras moins fatigué musculairement à la fin.

Attention, pour autant tu dois contrôler l’allure car, entre toi et ton cheval, tu es seul(e)s à savoir combien il reste de kilomètres à parcourir. Un trot trop rapide raidit et peut entraîner des boiteries. Les terrains durs ne sont pas bons pour les membres, au pas dans les montées et les fortes descentes, pas la peine de faire des efforts inutiles.

Contrôle final

A l’issue de la boucle, tu as 30 minutes pour passer au contrôle vétérinaire final. Pendant ce temps il faut rafraîchir ton cheval, l’aider à récupérer et éliminer la transpiration. Fais-le boire en priorité, dans une eau à température ambiante. Arrose l’encolure, entre les cuisses, ce sont les endroits les plus chaud où se trouvent les grosses veines. Attention au dos et à la croupe, l’eau froide peut entraîner des crampes, pas besoin de mouiller. Tu peux passer l’éponge (au sens propre hein) sur la trace du tapis car ton cheval sera sûrement sale ou plein de transpiration.

Pense à alterner arrosage et passage du couteau de chaleur pour éliminer l’eau chaude et la transpiration, lorsqu’il a récupéré, tu peux faire marcher doucement ton cheval.

Tu dois passer en dessous des 64 pulsations cardiaques par minutes. Une fois ce chiffre atteint, tu peux marcher pour que ton cheval continue de récupérer tout en évitant les crampes, arrose-le de temps en temps pour refroidir à nouveau. C’est pendant ce laps de temps que tu vas chercher à avoir la fréquence la plus basse possible pour gagner des points. Evidemment il faut connaitre la fréquence cardiaque de ton cheval au repos, sa nature calme ou stressée. Si tu ne l’as jamais vu en-dessous de 45 pulsations cardiaques, ne vas pas chercher le 36…logiquement ça ne marchera pas, je ne veux pas faire de faux espoir mais bon…

Course 5km poney à Emerlo en 2017 | photo : organisation

Les poneys peuvent souvent atteindre des cardiaques très bas, 32,34. Enfin moi, ma première 20 kilomètres j’avais un stressé un peu fou et suis restée à 52. Les chevaux qui ont du sang arabe auront plus de chance de descendre bas.

Garde une marge pour le passage au contrôle, au cas où il y a du monde. A lui de jouer maintenant pour le cardiaque, à toi pour le trotting Rider !

Pareil, demande des conseils au vétérinaire pour les soins d’après course selon l’état de ton cheval, son hydratation et son transit. Tu peux prévoir d’amener de l’argile ou un soin de récupération des membres à lui appliquer sous les protection de transport ou avec des flanelles et bandes de repos. Pour le reste je te laisses voir avec ton/ta coach, tes habitudes et les habitudes alimentaires de ton cheval. Si ton cheval est au box la nuit, il faudra le sortir au petit matin toute la journée pour le laisser se dégourdir les pattes et récupérer physiquement.

J’espère que ce brief de démarrage t’as plu ! N’hésites pas à me le dire sur Instagram en commentaire du post dédié, parles-moi de ton expérience en corse également !

Avant qu’on ne se quitte, voici la liste des ouvrages !