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Les journées de l’endurance 2019 #1

Les journées de l’endurance 2019 #1

Jour 1 : Explications et discussions autour du règlement FEI

Ces deux journées de l’endurance, ont permis d’échanger avec plus de cent-vingt acteurs de la discipline, cavaliers, entraineurs, organisateurs, éleveurs et juges sur l’évolution de la discipline et de confronter les avis pour construire l’avenir de l’endurance. Sur l’initiative de la commission endurance de la fédération française d’équitation, proposée certainement suite aux nombreux questionnements des acteurs de la discipline après les modifications du règlement fédéral et international, ces deux jours ont permis de revenir sur l’année, sur les changements des règlements : fédéral et international, proposer des axes d’évolution et d’innovations pour les circuits. Il en est ressorti de nombreux échanges et une émulation générale sur des points importants qui auront certainement leurs conséquences sur l’année endurante à venir. Débriefing en deux articles : les règlementations, les projets d’innovation.

Intervenants : Jean-Michel Grimal, Martin Denisot, Pascale Dietsch, Michel Faucon, Stéphane Chazel, Michel Payan, Christian Lozano, Quentin Simonet.

1/ Fédérer l’ensemble des acteurs de l’endurance.

Jean-Michel Grimal, sélectionneur national a introduit la première partie de la journée, les modifications du règlement FEI qui impacteront le fonctionnement national des concours.

Pour rappel, ces ajustements 2020 ont d’abord été annoncé lors du sport forum en Avril 2019 à Lausanne puis adoptés le 20 novembre dernier à Moscou intervenus après la nomination d’une commission temporaire à la FEI composée majoritairement des cavaliers et acteurs anglo-saxons de l’endurance. Stéphane Chazel est revenu sur la suspension du comité endurance dont il faisait partie et la mise en place de ce comité temporaire : « Le comité temporaire représente une seule tendance de l’endurance moderne, celle des anglo-saxons qui ne sollicite pas les deux autres tendances : les européens et le groupe 7. Les pays leader de la discipline doivent être représentés, écoutés et éprouvés. »

Entre l’échec de Tryon, le sport forum de Lausanne et la validation du règlement à Moscou, il s’en est passé des choses !

Quentin Simonet et Martin Denisot sont intervenus auprès de la fédération européenne des sports équestres pour créer un groupe de travail avec l’aide d’autres fédérations européennes. En tant que Leader dans l’endurance, la France a pris la présidence de la commission endurance à la fédération européenne en la personne de Quentin Simonet. Le but de cette commission : faire avancer la vision européenne dans la discipline de l’endurance et promouvoir un sport respectueux du cheval et épanouissant lorsqu’il est fait dans les règles. Essayer de proposer un règlement qui puisse satisfaire des pays qui n’ont que deux courses par an tout autant que les grosses nations organisatrices afin de permettre le développement de la discipline partout dans le monde.

L’appui de la Fédération équestre européenne et de ce groupe de travail a permis de faire un peu de « forcing » et amener des compromis pour l’application du règlement FEI. Par exemple, la complétion rate a été abandonné. L’Europe a fait du forcing pour pouvoir être autour de la table : Quentin Simonet et Jack Bégaud étaient présents en juillet pour défendre des idées argumentées face aux anglo-saxons bien décidés à durcir les règles et malheureusement punir ceux qui pratiquent l’endurance dans les règles.

Suite à ces échanges et les modifications du règlement FEI, Christian Lauzano a pris la parole pour surligner les modifications qui ont été adoptées en expliquant également que certaines prendront effet dès le 1janvier impactant la saison des courses dans le groupe 7 et d’autres nécessitent un paramétrage informatique et entreront en vigueur au 1er juillet 2020, notamment en ce qui concerne la règle de rotation des officiel (point très discuté pour sa difficulté d’application en Europe). Sans oublier que les discussions du jour ne pourront pas changer le règlement mais vont permettre de commenter, s’adapter au mieux et préparer les évolutions de 2021.

2/ Sortir de l’hégémonie des épreuves internationales.

Elles sont très nombreuses en France et donc très impactées par ce nouveau règlement autant pour les cavaliers que pour les organisateurs et juges. Pourtant, de nombreux organisateurs rappellent que les épreuves internationales sont déficitaires par nature et que ce sont les épreuves nationales et club qui permettent d’équilibrer un budget dans l’organisation. Alors pourquoi certaines dates du calendrier s’entêtent-elles à ouvrir une épreuve internationale avec seulement une dizaine de partants ?

Stépahne Chazel « il nous faut recentrer les épreuves françaises sur le national car la FEI en soit n’est qu’un but de rencontre internationales et ne devraient pas prendre le devant de la scène française. Il nous faut recibler nos épreuves sur le national. »

Car c’est bien ce que font de plus en plus de pays du groupe 7, jamais consultés dans ces nouvelles applications du règlement et souvent pointés du doigt pour leur non-respect de ce règlement international. Ils ont tout bonnement décidé de ne plus inscrire d’épreuves internationales au calendrier et en Europe, l’Espagne semble suivre le mouvement.

Les épreuves CEI : 100km minimum

A partir de maintenant, toutes les épreuves de niveau CEI1* devront faire au minimum 100km. Déjà adopté en France sur le circuit TOP7, cette distance permet de réduire l’écart entre la CEI1* et la CEI2* où on passait de 80km à 120km. D’autre part, il permet de créer une progression par rapport à l’épreuve national de 80km, proposer une nouvelle offre de concours et un nouvel enjeu tout comme la réduction de la vitesse moyenne.

Attention, pour autant, cette question d’augmentation des kilomètres amène celle du kilométrage des pistes car sur beaucoup d’épreuves en France, il manque des kilomètres au compteur.  « On voit apparaitre des vitesses faramineuses sur le papier alors que sur le terrain ce n’est pas le cas, il faut mettre les vrais kilomètres » – J-M. Grimal.

Mise en place : 1 janvier

Question à la fédération : les épreuves nationales doivent être relevées à 100km aussi ou rester à 80km ? Le système de qualification en national doit être revu car d’un côté, les chevaux valorisés sur des épreuves internationales doivent faire 100km pour aller sur une 120km et les chevaux qui demeurent sur le circuit national peuvent faire 80km puis 120km pour se retrouver ensemble sur un départ d’épreuve de 120km.

3/ Ce qui change et ce qui ne change pas en 2020

Deux CEI1* pour accéder à la CEI2*

Dans une optique de préservation et préparation des chevaux (selon la FEI) il faudra désormais se classer sur deux CEI1* de 100km avant d’accéder à la CEI2*, mais attention, dans une limite de trois départs. C’est-à-dire que si vous échouez (abandon, boiterie, non partant) une première fois, vous pouvez prendre deux autres départs sur une épreuve CEI1*. Si sur trois départs vous ne classez qu’une seule épreuve, cette qualification sera annulée, en conséquence c’est une saison qui saute.

Mais relativisons, même s’il vous arrive un problème sur une course, en général dans une année vous et votre cheval pouvez largement classer deux épreuves de 100km. Cette règle a été mise en place dans le but de plus considérer l’épreuve de CEI1* comme préparation au haut niveau de 2 et 3*, ralentir les vitesses moyennes et durcir le niveau d’accès au haut niveau international. Mais oui, pour des écuries d’entrainement c’est un vrai dilemme de calendrier et de préparation.

Mise en place : 1juillet. Tous les chevaux qualifiés en CEI2 avant le premier juillet échapperont à la règle.

Question à la fédération : durcir le système pour les épreuves nationales car il apparait injuste (selon des cavaliers entraineurs) que les chevaux valorisés sur le circuit international aient deux courses de plus à faire pour accéder à l’épreuve CEI3* (2×100 puis 2×120) que des chevaux valorisés sur le circuit national qui concourrent en Amateur Elite GrandPrix et prennent le même départ que les CEI3*. Il est donc demandé aux organisateurs d’envisager de séparer les catégories d’épreuves : pas de départ groupé, pas de classement scratch, une épreuve par catégorie.

Aussi, le championnat des sept ans est supprimé, seuls les huit ans pourront s’affronter sur une epreuve CEI2* et les championnats : junior comme Senior internationaux ne seront accessibles qu’aux chevaux de neuf ans.

Le poids en CEI : cette nouvelle règle qui existait déjà

Depuis des années en France, un consensus était adopté pour laisser libre choix aux organisateurs d’imposer un poids minimum sur la CEI2*. Beaucoup ont toujours fait le choix d’imposer les 70kg sur les épreuve CEI2* et le circuit Top7 imposait déjà les 70kg sur la CEI1* 100km. Il est donc bon de rappeler que cette règle n’est pas nouvelle et ne nécessitait pas autant de débats sur les réseaux sociaux qui se sont poursuivis lors de la journée de discussion (avis général).  

A partir du premier janvier 2020, le poids minimum est obligatoire : CEIYJ1* et CEIYJ2* seront à 60kg minimum (ça oui c’est nouveau), CEI1* et CEI2* à 70kg, CEI3* à 75kg.

« La dérive dans les autres groupes a été de finir avec des cavaliers jockeys, on a voulu éviter de se retrouver avec la dérive des courses de dromadaires où il y a maintenant des robots, déclare Stéphane Chazel. Moins on mettra de poids et de kilomètres plus on ira vers des vitesses et de dérives »

Plusieurs intervenants et cavaliers défendent ce point de vue après que des tests aient été réalisés dans les écuries Punti et Frances « A poids égaux les chevaux souffrent moins avec un poids près du corps qu’avec un poids ballant ». Julien Lafaure intervient alors pour appuyer cet argument « j’ai fait des tests sur piste avec mes chevaux, à poids égaux, les chevaux galopent avec une fréquence cardiaque plus basse lorsqu’ils portent des tapis de plomb (poids mort) que lorsque c’est le cavalier qui pèse lourd. »

Alors évidemment les petits cavaliers vont devoir se pencher sur leur matériel pour optimiser la répartition du poids. Ce qu’il faut savoir, c’est que plus la surface de répartition du poids est importante plus vous gagnez en confort et en répartition des points de pression pour votre cheval, c’est pour cela qu’un cavalier léger ou lourd, dont le centre de gravité se situe uniquement au-dessus de la 13ème vertèbre a plus d’incidence qu’un tapis ou une selle lourde dont le poids est réparti de chaque côté du rachis lorsqu’il fatigue et fait pression sur le dos de son cheval.

En national : Poids applicable aussi dans les mêmes critères.

Les nouveautés du contrôle vétérinaire

Lors d’un deuxième passage, si la fréquence cardiaque est supérieure à 68 pulsations minutes il y aura automatiquement un réexamen avant départ sur la boucle quelle que soit la distance (uniquement sur CEI). Cette règle permet de parer à certaines éventualités de problèmes de santé qui ne seraient pas détectés à chaud à l’arrivée de la boucle mais qui à froid se verraient.

« Il peut y avoir suspicion d’un problème si le cheval est haut, soit vous vous êtes juste plantés en rentrant trop vite au contrôle, soit il y a effectivement quelque chose et les vétérinaires ont l’occasion et l’obligation de vérifier. » (Pas tout à fait retranscrit dans les termes exacts mais l’idée du sélectionneur est là.)

A la demande d’une cavalière « 68 à la première prise ou à la minute ? », Michel Payan répond qu’avec la prise électronique c’est à la minute et qu’au stéthoscope, généralement si dans les premières quinze secondes le cardiaque est en dessous de 56, le vétérinaire valide et fait trotter le cheval sans attendre la minute, si le cœur est entre 56 et plus, le vétérinaire va jusqu’à la minute.

Le trotting : si le cavalier ou groom ne parvient pas à faire trotter son cheval au bout de la troisième fois (fatigue, désobéissance ou tout autre forme de refus du cheval mais aussi mauvaise présentation du cavalier, tête non lâchée, galop ou autre ), le jury vétérinaire déclare l’élimination, au lieu d’être indiqué comme DSQ : disqualified ou « éliminé pour éliminé », le cheval sera noté comme LA : Lame / boiterie.

Le henné est interdit aussi bien en CEI qu’en national, seules les crèmes sont autorisées mais à la demande des vétérinaires doivent être enlevées pour passer le contrôle.

L’élimination et la vitesse

Une nouvelle règle un peu mathématique vient s’ajouter dans le cadre d’une élimination FTQ (failed to compete / abandon sur piste) ou DSQ (disqualifié).

Si le couple cavalier/cheval a été éliminé sur ces raisons et a montré une vitesse de plus de 20km/h sur la piste, ils prennent un malus. La prochaine compétition ne devra pas se faire à plus de 18km/h par boucle ! Si le cavalier ou le cheval a essuyé deux éliminations de ce type, il sera contraint sur deux épreuves consécutives de ne pas dépasser les 18km/h dans l’année.

Oui c’est une partie assez complexe, c’est-à-dire que si vous êtes éliminé au bout d’une seule étape que vous avez réalisé entre 20 et 24km /h (je me base là sur une course comme Euston Park où il est courant de voir ces vitesses sur la première étape), pour FTQ u DSQ alors votre prochaine épreuve est à « vitesse limitée » à 18km/h.

« Atteindre 20km/h de moyenne sur une course en France, c’est très difficile à faire, lorsqu’il y a vraiment les kilomètres. C’est pour cela que j’insiste auprès des organisateurs pour qu’il y ait les vrais kilomètres. En France, il y a quand même peu de courses qui le permettent » Jean-Michel Grimal.

En vérité, cette règle a été conçue pour des courses très roulantes comme Euston Park, Pise ou encore les courses du Moyen-Orient où ces vitesses moyennes sont plus courantes. On relèvera Compiègne, Chantilly, Pamiers comme principaux terrains roulant en France (euh quand il ne pleut pas).

Jury de CEI

Une règle importante et très handicapante pour les organisateurs a vu le jour dans ce nouveau règlement : la rotation des juges sur les concours. Malheureusement, il n’y a pas assez de juges 3 et 4 étoiles en France et en Europe pour assurer cette rotation permanente des juges. Le principe lorsqu’on construit une équipe organisatrice et officiels de compétition est de pouvoir s’entourer de personnes qui s’entendent, s’entraident et avec lesquelles on va pouvoir travailler sereinement. La rotation inclus une acclimatation perpétuelle, le non-choix des officiels et des frais de roulement pour ces derniers.

Affaire à suivre pour 2020.

Question à la fédération : les organisateurs demandaient à avoir des présidents de jury différents sur plusieurs épreuves le même jour pour monter en compétence car lorsqu’il y a une CEI3* il faut un jury 4* et le président de jury se retrouve à juger aussi la CEI1* du même jour ne permettant pas à un juge 1* de monter en qualification. Un président de jury par épreuve permettrait que les juges 1* valident plus facilement un certain nombre de concours lorsque ces derniers sont couplés à des épreuves plus importantes.

Ce sont les grands axes qui ont été abordés sur la réglementation FEI, pour tout ce qui est évolution de la réglementation FFE, club, amateur et pro, je vous prépare un débrief dans un autre article pour ne pas tout mélanger.

Vous pouvez retrouver l’intégralité des modifications du règlement FEI et ses dates d’application sur le site de la FEI (cliquer sur FEI)

J’ai testé pour vous : les sous-vêtements Hästko

J’ai testé pour vous : les sous-vêtements Hästko

Hello cher rider, on se retrouve pour un article confort, technique et fessier ! J’en avais parlé lors de leur lancement à Equita et vous avez été nombreux(ses) à me demander si je les avais essayés et ce que j’en pense, et bien ça y est ! Le Ridingpad® de Häskto a lui aussi passé la barre de 80 kilomètres !

crédit : häskto

1/ La marque

Née de l’idée de deux cavalières, Aurélie et Joséphine qui en avaient marre d’avoir mal aux fesses, d’être irritées ou encore de ne pas trouver brassière à leur taille, les sous-vêtements Häskto ont été développé pour répondre à un besoin de confort dans la pratique de l’équitation. La jeune entreprise, propose des boxers et culottes conçus pour les hommes et les femmes et également une brassière, pensée et dessinée avec l’aide d’une scientifique, docteur en biomécanique de la poitrine. Autant vous dire que de la recherche et du développement, il y en a dans ces sous-vêtements.

A propos : Hästko signifie « compagnie du cheval ».

2/ Le test

Le projet est né en 2017 et la marque a gagné le prix Hippolia des start-up la même année à Equita Lyon. Il aura fallu attendre deux ans pour voir ce projet se concrétiser grâce au travail minutieux et je dirais même téméraire des deux créatrices qui n’ont rien lâché de leur rêve ! Parce que concrètement démarrer dans l’industrie textile avec une volonté d’être innovant et de bousculer les règles c’est un peu comme se lancer sur 80km avec un seul seau et une éponge quoi.

Je les ai suivies dès le début et ma surprise a été immense lorsque je les ai trouvées, sur leur stand trop mignon, à Equita Lyon. Il me fallait ce panty et ce pad ! Obligé !

crédit : häskto

J’ai commencé comme d’habitude à porter le panty avec son ridingpad® amovible en entrainement, d’abord en balade, puis en carrière. La soudure à la place des coutures est un vrai changement que tu sens au toucher, c’est très confortable. Le pad amovible, J’ai carrément oublié que je l’avais jusqu’à ce que je monte ou descende de cheval.

Le ridingpad®, comment ça marche :  Le stretch fit associé au coton assurent la douceur tandis que le polyamide apporte l’amorti et le confort. En bref, cela donne l’effet d’une semelle sholl, celles toutes souples que tu colles à l’arrière de la chaussure pour éviter de bruler au talon. Tu incères le pad dans la protection spécialement taillée pour dans ton boxer ou ton panty et c’est parti.

3/ Le test version crash-test.

Ah Port-Saint-Louis sous la pluie, en voilà une course d’endurance…pour ton matos. La pluie, la boue et quatre-vingt kilomètres, autant vous dire que je ne pouvais pas faire mieux pour tester l’ensemble sous toutes les coutures (mouhaha le jeu de mots). Il a fallu que je me change à chaque boucle et mon pantalon a fini par m’irriter derrière les genoux car la couture a tourné et frotté avec le mouillé.

crédit : häskto

Mais mon fessier, lui, est demeuré intact ! ( Je vous assure ça me fait tout drôle de devoir parler de cette partie de mon corps) Non mais intact, c’est carrément les seuls muscles de mon corps qui ont été épargnés par les courbatures, invraisemblable ! Le ridingpad® est coupé de manière à protéger les ischions, les petits os rond du bout du bassin. En général, lorsque vous avez mal aux fesses après une course c’est à cause de ces os-là et du coccyx plus que de vos muscles.

Même après cette distance et malgré la pluie qui aurait pu me faire sentir de l’inconfort, tout a tenu. Je pense que la matière du panty et sa coupe particulière ont permis qu’il ne bouge pas et ne frotte pas de manière à ne pas me bruler come j’ai pu avoir avec mon pantalon.

C’est donc un test validé pour la partie sous-vêtements du bas et le ridingpad® de Hästko que vous pouvez commander sur leur site : https://hastko.com/produit/panty-98/

Prix : 35 ou 40e la culotte : 40e le ridingpad®, 49€ le boxer homme, 69€ la brassière

Concrètement ce n’est pas plus cher que des sous-vêtements de ville de bonne qualité. En comparant rayon sport, il y a forcément moins cher mais avec cette technologie je ne trouve pas. Côté brassières pour en avoir une bonne c’est 45€ à 55€, et selon si elles sont classées dans « fitness » ou dans « sport extrêmes » et bien on peut trouver de 50€ à 65€ pour le même produit ( #lol). Donc rapport qualité-prix je pense que Häskto se place très bien sur le marché du haut de gamme/ technique c’est certain mais n’est pas plus cher que le marché.

La wishlist de Noël

La wishlist de Noël

Hello la team endurance, ça y est le salon de Paris est terminé alors que vous ayez trouvé votre bonheur ou hésitiez encore, je dresse ici la wishlist de Noël avec les bons plans du net, les nouveautés et tout ce dont vous pourriez avoir envie ou besoin sous le sapin. En avant, c’est Noël on sort les grands sacs !

1. Equipement cavalier pour l’hiver

Le ton est donné : il pleut, il fait froid et on a besoin de chaud !

Franchement, après les dernières compétitions pluvieuses auxquelles j’ai assisté ou participé, je suis toujours super contente d’avoir les chaussettes de compression et de confort Fixity de Westisland outdoor. Le renfort en silicone au niveau du mollet m’a évité de blesser lors des 80km de port-Saint-Louis où l’eau et la boue s’infiltraient partout. A travers mes bottes, les chaussettes sont restées bien en place et m’ont tenu chaud. Même pas besoin de changer !

chaussettes fixity
crédit : Andréa Gérard

Pour des chaussettes de compression, vous pouvez en retrouver aussi chez Gaston Mercier, les intemporelles ou Horsepilot qui a sorti une gamme été et hiver.

Question pantalon c’est toujours le grand débat, on ne veut pas de coutures car ça blesse, et là l’arrière de mon genou parle pour moi… Plusieurs marques ont adapté des produits du jogging et sports de salle à l’équitation (puisque l’équitation n’est pas un spot on peut bien porter un pantalon de yoga non ?). Par exemple, la marque Shockabsorber spécialisée dans le running (ah on parle de courir là, on se rapproche !) a développé une gamme de pantalons de sport dédiés à l’équitation ainsi que des sous-vêtements conçus pour les femmes actives. De quoi tenir 60 à 160km sans avoir mal à la poitrine là aussi !

En leggings, à Equita j’en ai trouvé quelques uns chez Tosoni Selleria, de marques et prix différents. A vous de faire votre choix ! (vidéo)

Pour l’hiver, je penche traditionnel, le bon vieux pantalon en coton mais sans les scratch en bas de pieds, pleeeaaase ! Donc en fouillant j’en ai trouvé sur Cheval-Shop : les pantalons Horse&Go, les moins chers ou le modèle LUNA de Time rider un peu plus haut de gamme.

Question sous-vêtements techniques spécialisés, on a une toute nouvelle entreprise qui a fait ses débuts à Paris ! Après un lancement à Equita, Hästko vous présente ses sous-vêtements pensés par des cavaliers pour des cavaliers. Je suis obligée de vous en parler car je les ai moi-même testés ! Avec le panty super confortable et pratiquement sans coutures, je n’ai absolument pas eu de gêne lors de mes 80km sous la pluie alors que d’habitude ça finit toujours par irriter voire brûler avec le frottement du pantalon détrempé. De plus, la marque a mis au point un pad spécial à insérer dans le panty pour protéger les ischions et amortir. Un vrai plus au niveau du confort et en plus c’est discret et souple je l’ai complètement oublié une fois à cheval (enfin même avant).

Du côté des vêtements et vestes.

Chez Equi-bride, en ce moment tu peux encore profiter de la promo du salon et refaire ton stock de pantalons HG, le must du confort mais un peu léger pour l’hiver, voire profiter des 50% de remise sur les vestes animo. Personnellement c’est plus la veste Softshell d’Equiline qui me tente.

Chez Horsepilot, il y a la doudoune Fahrenheit qui nous donnes envie de craquer ! Bon son prix un peu moins car elle est quand même à 375€ (et alors c’est Noël Michelle !)

Plus abordables chez Flags&Cup ou encore HV Polo, pas mal de modèles de doudounes légères ou bien chaudes selon votre taux d’humidité (mouahaha). A Lyon, nous avions craqué pour un modèle jaune moutarde ou bleu électrique Flags&Cup – Valtola ou Vastila chez Horse planet.

Questions chaussures, c’est la chasse à la bottine fourrée ou à la botte imperméable héhé. J’ai trouvé mon bonheur je pense avec les bottes HKM chez Equi-bride. Elles sont fourrées et hautes (attention pas imperméables) pour le sud ca devrait suffire 🙂

 

2. Les cadeaux de Noël

Alors là, tu ne peux pas manquer ça ! Le pack Noël de chez Racer Gloves composé d’une paire de gants obstination : les gants spécialement conçus pour l’endurance et une paire de gants récréation (les gants pour masser et chouchouter loulou entre deux boucles). Pourquoi Obstination est la paire qu’il te faut pour l’hiver, ils sont ultra résistants, avec un grip et un renfort en paume, avec un petit plus : un tissu éponge sur le pouce pour essuyer l’humidité. Lorsqu’Andy m’a demandé : vous mettez des gants en endurance ? Qu’est-ce que vous recherchez ? Et que j’ai répondu « alors des imperméables ce serait bien et aussi ultra respirant » sauf que l’un ne peut pas aller avec l’autre alors il a choisi l’ultra respirant, confortable, résistant donc tu peux les mouiller sans crainte.

Question sécurité, vous retrouverez les spécialistes des Airbags à savoir les fabricants Hélite, Hit-Air, In-Motion et leurs marques partenaires du secteur équestre. Je vous laisse faire un tour chez Oscar&Gabrielle, Askara, HorsePilot.

Je vous remets le lien de l’article sur les airbags qui donne les normes à suivre : http://roadbookendurance.com/1-et-pourquoi-pas-la-jouer-securite-les-airbags/

Pour plus léger, Askara vous propose le gilet Armor à 209€ contre 500 en moyenne pour les air-bags (en-dessous de ce prix, franchement, méfiez-vous du brevet, je sais c’est cher mais c’est pareil dans le milieu de la moto, ce sont des produits de haute technicité).

Toujours dans la sécurité, Képhyre, la jeune entreprise créatrice de l’objet connecté Kavale qui permet de détecter une chute et alerter un proche, géo localiser le cavalier et suivre le cheval en cas de fuite. Vraiment c’est un outils pratique et rassurant quand on est seul en course d’endurance. Je ne m’en passe plus !

En plus, en ce moment sur le site il y a un pack noël ! De quoi avoir plusieurs cadeaux sous le sapin 😀

crédit : Andréa Gérard

3. Pour le cheval

Question équipement du cheval, mis à part nos filets en biothane colorés nous pouvons trouver à peu près tout partout : couvertures, tapis, filets et selles, pas de grandes nouveautés suite aux deux salons.

D’ailleurs en parlant de selle, petite innovation repérée chez Macel Sellier lors d’Equita, les selles équipées de Led ! Pour les premières boucles de nuit ou la balade d’entrainement du soir, à voir dans la vidéo.

Côté selle on peut également découvrir la selle en liège imperméable et complètement éco-responsable de chez Gt Concept. La deuxième génération de selles en liège voit le jour de la collaboration entre la maison Devoucoux et GT Concept pour apporter aux modèles de la maison basque, l’innovation conçue par la jeune entreprise du bassin bordelais.

Alors côté filets en biothane, on peut retrouver la marque française SP France chez Equibride avec tous ces modèles innovants et surtout le petit dernier le bridon Castel avec têtière large pour plus de confort.

La sellerie Equicordage propose en plus de ses licols éthologiques de toutes les couleurs, des bridons biothane personnalisables (en vidéo).

 

Voilà pour ma liste au père Noël j’espère que cela vous donne des idées ! N’hésitez pas à me dire en commentaires ce que vous avez repéré et ce que vous voudriez voir sous le sapin 😀

https://www.youtube.com/watch?v=4O_3jvXWDgQ