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La Ranking est de sortie – 2 ! Le classement national

La Ranking est de sortie – 2 ! Le classement national

Sur cette version 2 de « la ranking est de sortie », je vous entraîne sur une analyse des classements nationaux, parce que ma foi il y a d’autres noms à citer, de beaux exploits aussi et parce qu’on en parle jamais ! Le voici, le voilà, le débrief 2018 la suite !

Classement permanent FFE

Comment fonctionne-t-il ? Il y a quatre types de classement consultables sur ffecompet.ffe.com : cavaliers, chevaux, couples et propriétaires. Selon l’angle abordé, tout change et c’est là que ça devient intéressant. Bref j’arrête de poser mon enthousiasme et on passe aux choses sérieuses.

Le classement permanent de la ffe attribue chaque semaine des points pour toute épreuve terminée et chaque performance a une durée de validité d’un an, les performances européennes deux ans avec une décote de 50% par an des points obtenus (source : ffe.com/toutsavoir). Les performances mondiales ont une durée de validité de quatre ans avec une décote de 25% par an des points obtenus. Chaque performance donne 1 à 20 points de base en fonction de la place et du nombre d’engagés, ce nombre de point est multiplié par le coefficient attribué au niveau de l’épreuve. Par exemple : 60 de coefficient pour la CEI3* de Montcuq, d’où la forte remontée de certains cavaliers.

Les championnats donnent beaucoup de points, le master PRO est coefficienté (c’est super moche comme mot et en même temps il n’existe pas…pardon, je la refais) le coefficient adjugé au master PRO est de 75, les AS Jeunes cavaliers : 48, le master Amateur 1 GP (90 Km) : 25 et As Junior Equipe (90 Km) : 24. Le hic, c’est que la FFE ne fait pas la distinction entre pro et amateurs en endurance à la différence du CSO. Donc forcément entre ceux qui courent chaque weekend en France et ailleurs et ceux qui courent uniquement en France au maximum cinq fois dans l’année, le classement est un peu biaisé. En revanche, satisfaction pour les moins de vingt et un an car le championnat des jeunes cavaliers peut permettre de ramasser jusqu’à 700 points au cumul des classements individuels et équipes.

Je voulais prendre en compte le classement permanent cavaliers, le premier dans la liste. Cependant, comme expliqué dans la présentation, il se peut que certains cavaliers disparaissent du classement quand ils n’ont pas encore renouvelé leur licence de compétition et c’est le cas de certains cavaliers dont les performances de l’année ont mystérieusement disparu sur ce classement.

Je ferai donc le classement par âge, comme cela se passe dans d’autres sports notamment en Handball, basketball ou athlétisme. Parce que bon, chacun sa catégorie et on obtiendra plus de gagnants !

Les U26

En CSO on te parle de U25 et au Rugby c’est U26, cela tombe bien, la FFE a établi ce classement.

Simon Menez X Sliman El Ramaadi

Les jeunes pousses, plus si jeunes, de l’endurance ont réalisé une saison émérite aux côtés de leurs ainés. Ils glanent le top 10 français tous âges et catégories confondues et abritent les futurs espoirs du Haut Niveau. En première position, grâce à sa troisième place sur la CEI 3* de Montcuq et sa cinquième place au Championnat des AS Jeunes cavaliers, on retrouve le cavalier breton Simon Menez. C’est aussi grâce à ces résultats que son partenaire de course : Sliman El Ramaadi, prend la première place du classement permanent des chevaux et sans surprise le couple glane la première marche du classement par couple.

On reprend les mêmes consignes pour la seconde marche du podium puisque Marie Charles avec 2 884 points (médaille d’or par équipe sur le championnat AS Jeunes cavaliers avec Simon) s’empare de celle-ci tout comme son cheval Aigoual Taj Mahal, ils prennent également la deuxième place au classement en couple. Classés 4ème sur la CEI3* de Montcuq, 3ème place individuelle aux championnats des AS des jeunes cavaliers d’Aumont Aubrac et 4ème place sur la CEIYJ 2* de Fontainebleau, le couple récolte 2 416 points.

En troisième position de ce classement des couples on retrouve Lilou Tomas Arnaud et Scherazade Larzac nos médaillées de bronze des championnats d’Europe Jeunes Cavaliers de Pise. Le couple remporte 1 350 points sur ce championnat et cela suffit à les placer sur la troisième marche du podium. Lilou est 5ème de la tranche des U26, elle réalise également deux belles performances dans l’année en remportant la CEIYJ 2* de Lignières avec Vulcains des Flauzins, cheval réserviste au championnats d’Europe, et une seconde place sur le CEIYJ 2* de Fontainebleau. Scherazade est en 3ème position au classement chevaux.

Edmée Merlin s’empare de la troisième place du classement cavaliers avec 2 550 points, une saison plutôt riche puisque la cavalière avait plusieurs chevaux dans son piquet.

Un classement Top10 sur la CEIYJ2* de Castelsagrat avec Tahira de Tensonnives, puis deux top5 sur CEI1* dont une deuxième place à Jullianges avec Baj de L’angélique (champion de France des 6ans en 2017). Elle se classe ensuite 4ème du championnat de France des AS jeunes cavaliers avec le même cheval. On retrouve à nouveau Tahira sous sa selle à Florac où elle se classe 7ème.

Camille Coulomb s’octroie la 4ème place, avec de nombreux classements sur CEI 2* et 3* dont la CEI3* de Rio Frio (por) où elle prend la 7ème place et le championnat des As d’Aumont Aubrac où elle réalise un doublé en s’emparant de l’argent individuel et du bronze par équipe avec Tchekov. Cheval avec lequel elle est 4ème couple national. La jeune cavalière sudiste suit les traces de ces mentors et cumule dix classements sur des épreuves internationales en 2018. Son classement sur le championnat du monde des jeunes cavaliers à Valeggio en 2017 est toujours comptabilisé dans ces points.

On retrouve ensuite au classement, la championne de France jeunes cavaliers en titre : Cloé Launay qui remporte avec Djouhar Bint almarkab l’épreuve de 120km et la CEI2* en parallèle.Elle se classe également sur trois CEI1* : Windsor, Castelsagrat et Argentan et temrine la saison avec un nouveau classement sur CEI2* à Plourivi avec Bialik de la Savasse.

Margot Thomas réalise une très belle saison puisqu’elle se classe en 2ème position à Saint Nicolas du Pelem sur la CEI3* avec Kalon Milin Avel, première française sur la CEI2* de Chantilly elle prend la 4ème place, gagnante sur la CEI1* de Monpazier avec Avel du Parck puis deux top5 avec Baroudeur de Tanues : 5ème palce sur la CEI1* de Euston Park et 4ème place sur la CEI2* de Tartas.

crédits : DR

Carla Magan engage quatre CEIYJ cette année et se classe sur l’ensemble. A commencer par une 3ème place à Lignières avec Seminole Wind qui lui donne son ticket pour le championnat d’Europe de Vallegio en juillet où elle se classe 5ème. Sur le championnat des jeunes cavaliers d’Aumont aubrac elle se classe avec Boualem, le fils de Seminole, pour revenir en piste avec sa jument à Santa Susanna où elle prend la 4ème place du CEIYJ2*. Ces performances classent le couple en tête de liste du classement FEI couple jeunes cavaliers de moins de 21ans.

Colette Donnais et sa jument Tawach réalisent deux belles ocurses cette année puisqu’elle prennent la 8ème position du CEYJ2* d’Aumont Aubrac et ainsi la 6ème place sur le championnat de France des As 120km. Performance suivie par un classmeent à la 8ème place sur la CEI3* de Florac où elle fait route commune avec Edmée Merlin.

Seniors – PRO

Les vrais, parce que les appeler les Sup26 c’est un peu hasbeen et n’a jamais été.

crédit : Christelle Deroche

Dans le classement permanent FFE on retrouve sur la première marche du podium des plus de 27ans, le champion de France en titre Julien Lafaure. Ses deux podiums sur les étapes du Master Pro (les CEI 3* de Castelsagrat et de Lignières) y ont largement contribué et les résultats en couple avec le bien nommé Ve Huit Cabirat lui ont assuré la tête : gagnants sur les deux CEI 2* de Uzès en avril et Monpazier en août. Pour terminer la saison, le cavalier membre de l’équipe de France s’octroie une 6ème place sur la CEI 3* 2x90km de Montcuq et se classe 9ème sur l’épreuve CEI 2* 2x70km de Santa Susanna en Espagne. De quoi faire oublier Tryon…ou presque.

Elle arrivait au sprint avec lui sur l’étape finale du Master Pro 160km de Lignières, Julia Montagne prend la 2ème place sur le classement. Une saison très riche pour la cavalière d’Occitanie qui cumule dix podiums internationaux cette année. A commencer par une troisième place sur la CEI 2* Ladies de Fontainebleau avec Havana de Bozouls, une deuxième place le lendemain sur la CEI 1* avec Shamy de Bozouls. Gagnante à Comporta et Rio Frio au Portugal sur les épreuves 2*, deuxième sur la CEI 3* de Lignières, battue d’une tête par Julien Lafaure elle prend la médaille de bronze du Master Pro 160km. Top 10 à Euston Park et à Pise, c’est néanmoins sa troisième place sur la CEI3* de Costaros qui lui rapporte le plus de points (480).

Autre belle saison riche de podium pour Mélody Theolissat qui prend la troisième place à 100 points devant Nicolas Ballarin. Trois jours, trois courses, trois classements, le weekend de Monpazier est un triplé gagnant. Top 10 sur la CEI3* et la CEI1*, mélody s’empare de la troisième marche du podium le dernier jour sur la CEI2* avec Epona du Vialaret. Le mois suivant, deux jours de course, deux classements sur Florac avec une 4ème position sur la CEI2* avec Vhat a Girl de Sallaz et une 2ème place sur la mythique course des 160km CEI3* avec Une Pieraz du Vialare. Elle temrien la saison internationale par trois classements sur CEI2* : Madine, Pamiers et Santa Susanna.

Nicolas Ballarin, infortuné membre de l’équipe de France de Tryon comme Julien Lafaure, réalise en parallèle une très belle saison nationale. Comme la précédente, il se classe aussi sur le podium de la CEI3* de Florac avec Tooyou de Gargassan pour la première épreuve de ce niveau du cheval, avec lequel il était 2ème sur la CEI2* de Lignières. Le cavalier de Tam Tam Tokay a remporté avec ce dernier l’épreuve 1* de Barre des Cévennes et se classait en 8ème position lors de l’épreuve sélective de Castelsagrat. Avec neuf autres classements au compteur sur des CEI2* entre autres départs, nul doute que l’agenda était bouclé pour cette année.

Klervi Lefevre Bocher prend la 5ème place de ce classement. La cavalière classée sur trois étapes du Master Pro qui lui ont octroyé la médaille d’argent n’a pas non plus chaumé cette année. Egalement 4ème sur la CEI3* de Saint Nicolas du Pelem en terres familières (#Breizh) mais aussi 2ème sur la 2* de Tartas et classée à Montcuq, elle cumule 2 621 points.

Arrivée de la CEI3* de Santa Susanna :
Virginie Atger x Come’t d’Ardenne / Charles Cappeau x Altair du Liaumies

C’est un retour au sommet des podiums qui fait plaisir, celui de Virginie Atger à la 6ème position du classement. Une 4ème place avec Ras Payador sur la CEI2* de Fontainebleau puis la troisième marche du podium de la CEI2* de Silfiac, organisée par Klervi Lefevre Bocher avant de conclure en beauté la saison sur une deuxième place à Monpazier avec Velvette El Mazel sur la CEI3* puis gagnante à Tartas sur CEI2* avec Massaï de Bezaudun et enfin gagnante à Santa Susanna sur la CEI3* 2x90km avec Come’t d’Ardene.

On termine la barre des 2000 points du classement avec un autre cavalier de l’équipe de France de cette année, Allan Léon avec 2191 points. Le cavalier breton a commencé tôt la saison puisqu’il se classe en janvier sur la HH Sh. Mohammed Endurance Cup. On le retrouve sur les compétitions surtout en début de saison où il réalise de nombreux classements sur CEI1* dont une 2ème place avec Surcouf de Crouz à Emerlo (NED) et se classe le lendemain sur la CEI2* avec Babel de Crouz. On le retrouve sur la course de sélection de Saint Nicolas du Pelem où il prend la 6ème place avec THE Spirit de Crouz. S’enchainent plusieurs classements sur CEI2* dont la première place à Dwingeloo (NED) avec à nouveau Babel de Crouz. Une cinquième place sur la CEI3* de Madine complète les points.

Voilà, ce rapport sur le classement national est à présent terminé. J’espère qu’il vous a plu ! Il ne nous reste plus que l’ultime chapitre de cette session : la ranking internationale ! Quand ? Je préfère ne pas trop m’avancer sur la publication puisque ce weekend c’est salon !! Alors rendez-vous à cheval passion !

La Ranking est de sortie – 1 : Retour sur les champions de 2018

La Ranking est de sortie – 1 : Retour sur les champions de 2018

La saison 2018 est belle et bien terminée et ce depuis quelques mois pour les cavaliers français. Cependant certains ont bravé le froid et l’altitude pour rejoindre le désert et courir les dernières grosses épreuves internationales. Ici on ne parlera pas que du haut niveau car nos championnats nationaux nous ont eux aussi livrés de belles surprises ! Des sprints, des glissades, des changements, du suspens et des bouchons de champagnes (pour les plus vieux cela va de soi.) On te fait le débrief avant de partir sur 2019. Première étape : les champions 2018, deuxième étape : la ranking nationale et internationale 2018. 

Master de France – Lignières

Les premiers championnats à avoir livré leur verdict étaient les master Pro et Amateur à l’issue de leurs finales respectives à Lignières le 23 et 24 juin dernier. Pour rappel, le master Pro s’est couru en quatre étapes. Chacune des quatre CEI 3*, où les cavaliers pouvaient engager avec des chevaux différents, leur ont livré des points. Un maximum de 10 points était accordé aux vainqueurs des trois premières étapes, nombre de points décroissant de 1 dans le classement, puis 20 points lors de la finale de Lignières avec 2 points décroissant pour la suite du classement. Ce nouveau format de championnat a ainsi permis aux cavaliers professionnels de s’illustrer sur différents circuits français avec leur piquet de chevaux 3* avec un nouvel enjeu. C’était également l’occasion pour d’autres cavaliers n’ayant qu’un seul cheval de ce niveau de gagner des points en participant uniquement à la finale où la mise était double.

Avec une deuxième marche sur le podium de Castelsagrat et la première à l’issue d’un sprint peu ordinaire à Lignières, Julien Lafaure a remporté l’Or de ce championnat en selle sur Sherazade Cabirat en mai et Upal Cabirat pour la finale avec un total de 29 points. Avec 25 points, la cavalière bretonne Klervi Lefevre Bocher qui a pris trois des quatre départs de ce master s’empare de l’Argent. Elle courait en mars à Fontainebleau avec Baltik Rhapsody, début juin à Saint-Nicolas du Pelem avec Vouadjet Ha Bibi et enfin avec Kermit the Frog fin juin sur l’épreuve finale. En troisième position de ce Master 160km c’est Julia Montagne en selle sur Saprima de Bozouls que l’on retrouve à l’issue de son classement en deuxième position sur l’épreuve de Lignières où elle comptabilise 18 points. Laurent Mosti et Amazone de Sau sont 4ème avec 16 points, Pauline Theolissat et Asmine des Pacoulis, 5ème avec 14 points et Karine Mabilon se classe 6ème avec 12 points en selle sur Rihad la Majorie.

Le Master Amateur comptait deux épreuves : le CEN Amateur Elite 130km et le CEN Amateur 1 GrandPrix de 90km, les deux épreuves ont eu lieu à Lignières.

Sur l’épreuve Amateur Elite c’est Celine Roux et Rif d’Alauze qui l’emporte au Sprint face à Pierre Denis Carillo et Walli du Colombier. Les deux couples réalisent une moyenne de 19.4km/h sur l’ensemble de l’épreuve. Ils seront quatre couples classés sur cette épreuve sur les onze partants. Salvina Deniaud et Kheti prennent la troisième marche du podium une tête devant Marie-Pierre Pradié et Koheilan Gerda, elles bouclent leurs 130 kilomètres toutes deux à une moyenne de 19km/h.

Sur le Master Amateur 1 GrandPrix, l’Or revient à Micheline Audibert et son fidèle Vivaldi de la Tave qui réalise un parcours en trois boucle à une moyenne de 19.9km/h. A l’issue d’un sprint, Chanel Quillevere et Very Glove Sovake s’adjugent la deuxième marche et David Ollivier en selle sur Sloane du Pont d’Arc complètent le podium. Ils sont huit classés, Lucile Boulard et Ainhoa Kezra sont 4ème, la jeune Ella Houis et Vueydy sid El Khier sont 5ème, Laura Blancher et Alpha de l’Isle 6ème, Melissa Bisoffi et Lodiji 7ème et Christian Maltraversi et Sahane prennent la 8ème place.

Generali Open de France Club – Lamotte Beuvron

Les épreuves club se sont disputées en juillet à Lamotte Beuvron dans le cadre du Generali Open de France des clubs. Des épreuves de 20 kilomètres à 40km, quatre épreuves ont livré leurs champions. Ce sont majoritairement des épreuves en relais, c’est-à-dire en équipe de quatre. Il y a deux boucles à parcourir, par deux, pas de temps d’arrêt. Pour chaque équipe, les relayeurs de la première étape, une fois la ligne d’arrivée franchie, tapent dans la main d’un des 2 relayeurs de la 2ème étape. L’horaire d’arrivée du 2ème relayeur de la 1ère étape devient l’horaire de départ des relayeurs de la 2ème étape. La vitesse du deuxième relayeur et le cardiaque final des quatre chevaux est pris en compte.

Sur la Club A relais : épreuve réservée aux poneys A (vive le shetland !!!), 2 x 10km entre 6 et 8km/h, les jeunes pousses des écuries de Barisis aux Bois dans l’Allier ont remporté l’or. Une equipe composée de Elise Sery, Aude Lalleve, Isaure Delandhuy et Louison Compant Dufour. En deuxième position ce sont les cavaliers de l’écurie de la Grande : Ethan Tancrez Plaut, Emilie Lalemand Julien, Dylan Trancrez Plaut et Emilie Debbah.

Les P’tits loups du Vièvre, crédit Ecuries du Vièvre

En Club Poney 4 relais : 2 x 10 km entre 8 et 10km/h, un peu plus grands mais toujours aux écuries de Barisis aux Bois, les gagnants sont Zoé Lebourdais Petit, Emma da encarnacao, Ophélie Degrande et Claire Bore. Les cavaliers du Vièvre (l’écurie de Sandrine Houis) prennent la deuxième marche avec Bertille Mauger, Maxime Lakrout, Jules Lakrout et Jade Houis.

On continue de grandir en tailles de poneys et de cavaliers mais aussi de kilomètres avec cette fois-ci une épreuve 2x20km de la Club 3 relais, 10 à 12km/h. Le PC de Change, dans la Sarthe s’empare de l’or : Elodie Cadier Meriel, Cecile Glot, Louisa Fouqueray et Cleane Robichon composaient cette équipe. En seconde place, les cavaliers du Pas-de-Calais de l’ASEATE CE Plaine de la Lys étaient Andreane Fenestre, Catherine et Louise Gorgeret et Constance Leroy. Le bronze va au CE de Livilliers dans le Val d’Oise, une équipe composée de Eva Hallez, Thaïs Vorgers, Eliane Silvi et Nadège Colas.

Enfin, les plus aguerris ont parcouru 40km autour de Lamotte-Beuvron, sur l’épreuve Club elite (12 à 15km/h). C’est Evelyne Mignot qui l’emporte avec Sorayan pour les écuries de la Grange dans le Loiret, suivie par Elodie Baudement et Lucette pour l’EARL Haas de Pachavert dans l’Yonne puis Germain Comte en selle sur Séance de Sivola Hippos pour le CE d’ébreuil dans l’Allier.

Championnats d’Europe Jeunes – Pise, Italie

Seul championnat international dont on pourra parler, le championnat des senior de Tryon ayant été annulé, le championnat d’Europe des jeunes cavaliers se courait sur une épreuve CEI2* de 120km en quatre boucle.

Equipe de rio Frio en 2016 – crédit FFE

La France était représentée lors de ces championnats le 28 juillet par cinq amazones. Emma Frances montait Quokin de PSA avec lequel elle se classait 7ème aux Europes de Rio Frio en 2016 et 12ème en individuel aux mondiaux de 2017 où l’équipe était 4ème. Emilie Guillemin et Sahara de Messey qui prenaient en mai la deuxième place du CEIYJ 2* de Castelsagrat juste derrière leurs coéquipières Marie Charles et sa jument Tyah. Carla Magan et Seminole Wind, couple classé en 3ème position sur le CEIYJ 2* de Lignières en avril, alors que la première revenait à Emilie. Enfin, Lilou Tomas Arnaud complétait cette équipe en selle sur Scherazade Larzac, jument avec laquelle elle glanait la médaille d’argent aux championnats des As d’Aumont Aubrac en 2017 sur l’épreuve Jeunes 120km.

Plusieurs rebondissements dans la course, deux cavalières sont éliminées à l’issue de la troisième boucle alors qu’elles fournissaient un bel effort et assuraient le temps de l’équipe à l’arrière tandis que les deux cavalières les plus expérimentées collaient au groupe de tête. Cependant la chaleur du site et les conditions de la course sur la piste font de la dernière boucle de ces championnats un spectacle assez surprenant. A l’arrivée au sprint des cinq premières concurrentes, seules trois verront leurs places validées. Lilou Tomas Arnaud s’empare du bronze après une remarquable course. La dernière cavalière de l’équipe à rentrer est Carla Magan qui privée de ses deux copilotes Marie et Emilie terminera cette boucle quasiment seule avec sa jument et se voit récompensée de la cinquième place.  

Lilou Tomas sur la 3ème marche, crédit FFE

Championnats de France des AS – Aumont Aubrac

Les championnats de France des As d’endurance équestre se courraient également en équipe et par région sur les six épreuves du weekend. Grâce aux nombreuses performances de ses cavaliers qui se sont préparés ensemble toute l’année, c’est la Bretagne qui remporte le trophée des régions à seulement un point de la deuxième, la région Occitanie. La nouvelle-Aquitaine complète le podium.

Podium épreuve 130km individuelle : 1/ Cloé Launay, 2/ Camille Coulomb, 3/ Marie Charles

Sur l’épreuve Jeunes Cavaliers de 120km, les bretons : Cloé Launay, Marie Charles et Simon Menez s’emparent respectivement des 1ère, 3ème et 5ème places du classement individuel. Par équipe l’or revient aux couples formés par Marie Charles et Aigoual Taj Mahal, Simon Menez et Sliman El Ramaadi, Levi Jenin et Taila des Touches qui représentaient l’équipe Bretagne 1. En seconde position on retrouve l’équipe Occitanie 3 composée de Edmée Merlin sur Baj de L’angélique (4ème en individuel) Thao Perier associé à Tiznit d’Olt et Livia Robert sur Ien’a Altaïr. Le bronze va à l’équipe Provence-Alpes-Côte-D’azur 1 composée de Camille Coulomb et Tcheckov (2ème en individuel), Marion Masset sur Urcane et Chloé Agnel sur Rakam de Crouz.

Le jour suivant, sur les épreuves minimes de 60km et Junior de 90km, on retrouva à nouveau les équipes de Bretagne sur le podium. Ces épreuves se couraient uniquement en équipe sur des courses à vitesse imposée où il fallait être au plus proche de 15km/h maximum autorisés en ayant la meilleure récupération cardiaque au contrôle final.

C’est L’équipe Nouvelle Aquitaine 2 qui monte au sommet du podium avec trois cavaliers : Imanole Tourenne sur Urssaf El’Driss, Agathe Grenier sur Wrecha de Lis et Mathilde Tassaing sur Jeshana. Elles obtiennent 88,9951 grâce à une vitesse moyenne de 14.998km/h et des fréquences cardiaques de 39/42 et 49 pulsations/minutes. Nouvelle Aquitaine 1 prend la seconde marche du podium avec un total de 88,8032 points. Une équipe composée de Vivien Dagron, Lomane Dupire, Julia Conchou associés à Vega du Fonpeyrol, Touareg du Desert et Somails du Ronc qui réalisent une moyenne de 14.987km/h et dont les chevaux récupèrent à 34/50 et 52 p/min. Lou Biannic associée à Ceida El Quibi et Jean Jagu en selle sur Siraj représentaient la Bretagne. Ils prennent la médaille de Bronze par équipe en réalisant les 60km à une moyenne générale de 14.958km/h et des récupérations cardiaques de 40 et 44 pulsations par minute. Ce qui leur donne 88,485 points.

Sur l’épreuve Junior qui se courrait en trois boucles sur 90km, la région Occitanie est à l’honneur car deux de ses équipes prennent la médaille d’or et celle d’argent.

Pablo Tomas-Arnaud sur Samirha du Mas, Eloise Serres sur Ca’loulou Al Shaqab et Victor Fabre sur Selik, composaient l’équipe gagnante avec 98.9914 points. Ils réalisent le parcours à 15.985km/h et cumulent 38,43 et 45 en récupération cardiaque. Occitanie 3, sur la seconde marche du podium était composée de Alexandrine Tapis, Flavie Thamie et Anna Canches en selles sur Velouza de Gwaremi, Sabbath d’Amadour et Bialaska du Griou. Elles cumulent 96.2683 points. Bretagne 2 clôture le podium avec 92.206 points. Romane Lavergne associée à Pucylamine d’Engreval et Maelys Rabejac sur Prima du Tregor composaient cette équipe.

L’an prochain, la Normandie accueillera les championnats des As jeunes, juniors et minimes qui auront lieux au Mont Saint Michel.

Championnat de France Major – Monpazier

On termine le recap de ces championnats nationaux avec les MAJORS qui nous ont livré une compétition pleine de suspens et d’adrénaline durant les deux jours de l’épreuve 2×70 kilomètres. C’était à Monpazier, le rendez-vous de la fête et du sport, du 24 au 26 août.

En tête presque tout le long de l’épreuve, Claude Robin s’est à nouveau emparé de la plus haute marche du podium après sa victoire en 2017 avec Sandro de Varneuil. Il boucle les six étapes de cette course à une moyenne de 20.233km/h. Il arrive avec trente-trois minutes d’avance sur Laurence Cornichet et Vanoise d’Hazel qui saississent l’argent devant Renaldo Sapone et Rafale d’Aurabelle pour le Bronze. Francis Ordoqui et Shaman Cabirat sont sont 4ème, Jean Christophe Noël et Trinity du Moulin 5ème. Un groupe qui se sera disputé la tête de course un long moment nous livrant quelques rebondissements sympathiques (entre deux sandwichs offerts par l’organisation, il faut bien le préciser.)

La suite, c’est lundi avec la ranking est de sortie – 2 : Les classements nationaux et internationaux 😀

Mention spéciale aux cavalières de Bourgogne pour leur bonne humeur !
Ces sourires lorsqu’on termine une course
Le trotting : le préparer, le maîtriser

Le trotting : le préparer, le maîtriser

Le trotting en endurance c’est un peu la figure imposée des carrés de dressage, l’oxer à la sortie du triple sur le parcours de saut d’obstacle, la réception pieds joints des voltigeurs…en somme, la clé de votre performance et de votre résultat en compétition. Ce n’est pas un simple aller-retour au trot pour montrer les allures souples de son cheval, non, c’est bien plus que ça et aujourd’hui cher rider je t’explique les clés d’un trotting réussi pour aller plus loin en compétition.

  1. l’apprentissage

Faire trotter son cheval en ligne ce n’est pas inné. Evidemment, à quel moment tout équidé bien constitué a-t-il envie de vous suivre en vous voyant tirer sur la longe et vous pavaner devant lui ? Il préférera tendre l’encolure au maximum tout en marchant et vous laissant vous fatiguer #CaSentLeVecu.

Ainsi, apprendre à un cheval à trotter en ligne droite, activement, sur commande, à vos côtés c’est une technique et les erreurs que l’on peut faire son nombreuses. Pour peu que ce soit un jour sans (soleil, motivation, chance, sandwich pour le véto…) vous risquez le doute voire l’élimination.

En course d’endurance il y a un trotting initial à faire, puis un à chaque étape pour passer à la boucle suivante et enfin le juge de paix : le contrôle final.

Un cheval bien préparé, en forme musculairement va en général rester constant dans ses trotting et permettre aux vétérinaires de bien juger une éventuelle boiterie. Il suffit d’une boucle plus dénivelée, d’un début de fatigue du à la chaleur ou à la vitesse, d’un cheval qui a froid ou parfois simplement d’un défaut pour que ce dernier ne trotte pas droit, pas de manière très souple ou élancée et le jugement devient difficile. Il faut donc bien connaitre son cheval, ses allures initiales et surtout s’entraîner pour faire des trottings les plus irréprochables possibles et ainsi être capable soit même de voir s son cheval boitte.

Les erreurs du débutant :

tentative de croquis sur tablette numérique…mouai…
  • regarder son cheval
  • tirer jusqu’en bout de longe
  • tourner à l’intérieur en bout de piste
  • donner un coup de longe vers les flancs
  • ne pas ralentir droit avant le virage
  • ne pas partir droit

Une fois que vous avez banni ces mauvaises habitudes tout va mieux. Premièrement lorsqu’on lance son cheval au trot on a tendance à le regarder pour voir s’il a démarré ou alors à tirer pour lui demander très explicitement de nous suivre, mais rares sont les mules qui répondent à l’appel n’est-ce pas ?

>> Le préparer à la maison. Faites un aller-retour au pas actif pour donner un tracé et mettre votre cheval à l’écoute, surtout pour un jeune cheval ou chez ces froids de selle-français. Promis j’ai tenté un trotting de selle-français, c’est un peu comme passer de la twingo au 4×4, ça ne démarre pas aussi vite…


Toujours se tenir à l’épaule ou à l’encolure de son cheval, si vous le dépassez il risque de ralentir.

Ensuite pour vous lancer sur le trotting, soyez actif, poussez le un peu avec vous mais attention, le coup de longe l’arrière doit être banni pour la simple et bonne raison que votre cheval se lance tordu et risque à force de rester de travers sur vos trottings. Aidez-vous de la voix, habituez-le comme en longe à partir sur un « trot » « trotté ». Pour démarrer l’apprentissage on peut s’aider d’un stick de dressage.

Le démarrage, la rectitude, cela se travaille à la maison bien en amont de l’épreuve, faites-le après chaque sortie pour habituer votre cheval, dans des endroits différents mais toujours sur une ligne droite et plate.

2. La rectitude

En bout de piste on ralentit, votre monture a des kilomètres dans les pattes, freiner brusquement devient inconfortable. Une ligne de trotting fait 30 mètres réglementairement. Prenez au moins trois mètres en bout de piste pour ralentir et réaliser un virage au pas LARGE. Votre cheval est à l’intérieur du cercle, vous à l’extérieur. En bref on tourne à droite et non à gauche. De la même manière prenez quelques mètres avant d’arriver vers le vétérinaire pour ralentir aussi et vous arrêter face à lui. Il faut chercher la fluidité des transitions d’allures.

En somme : on part droit au pas sur un ou deux mètres, on demande le trot sur la grande longueur, on ralentit trois mètres avant la fin pour réaliser un cercle au pas et surtout on attend un retour droit sur la ligne pour demander à nouveau le trot. Demander le trot alors que l’arrière-main de votre cheval est encore sur le cercle va provoquer un mauvais départ.

3. Le balancier

Tenir la longe tendue est aussi mauvais pour l’apprentissage que pour la pratique, vous pénalisez le balancier naturel de la tête du cheval et empêchez le vétérinaire de juger mais également vous faites subir à votre cheval les secousses de votre propre corps ce qui peut laisser croire à une irrégularité.

Je te vois venir le pas content « comment on peut garder l’impulsion si on ne peut pas tenir la tête ? »

Effectivement, il vous faudra lâcher la tête, mais pas complètement, le mieux est de garder la paume de main collée à la longe pour induire la rectitude. Si vous lâchez complètement un poney ou un jeune cheval qui n’a pas l’habitude du trotting, vous allez vous retrouver bien souvent avec la tête de ce dernier dans votre champ de vision, ou qui regarde le pote de droite mais ne se concentre pas sur sa ligne. Il faut garder une approche discrète à la longe pour tempérer les défauts de rectitude. Souvent je garde la main bien ouverte derrière ma longe pour que le vétérinaire puisse voir que je ne tiens pas la tête.

<= Attention à la longe tendue, trop loin et à la fixité. Garder une main souple sur votre longe pour éviter les coups

4. Déceler l’irrégularité

Quand vous trottez votre cheval vous ne pouvez pas en même temps regarder ses membres ou sa croupe, j’ai une astuce pour savoir si mon cheval boite. Je regarde entre les oreilles, l’encolure doit normalement rester fixe, la tête fait le balancier. Si je vois les oreilles s’abaisser anormalement et avec la connaissance de leur mouvement naturel j’arrive à présent à savoir. Si l’encolure s’abaisse fortement il est possible que la boiterie vienne des postérieurs car le cheval soulage tout le diagonal. Il faut s’entraîner à la maison pour apprendre à connaitre le déplacement de son cheval et maîtriser les « déviations ».

J’ai testé : Fixity, la chaussette à grip !

J’ai testé : Fixity, la chaussette à grip !

Cette chaussette vous permet de monter sans chaps et protège votre mollet. Je vous en avais parlé dans le shopping d’Equita, il s’agit de Fixity, de la marque West Island. Chers riders, ceci est le premier article officiel de test de matériel ! Tatadadam !! Le but de ce blog étant de ne parler que de choses utiles à l’endurance, j’ai donc choisi d’essayer et de tester dans différents environnements :une paire de chaussettes. C’était vraiment toute une épreuve de réaliser ce test, je vous laisse découvrir à la lecture pourquoi.

Oui, oui, une paire de chaussettes, mais pas n’importe laquelle. Les chaussettes Fixity sont recouvertes en face interne d’un patch de silicone. Le but est d’aider à fixer la jambe à la selle pour une meilleure sensation de confort du cavalier et également pour protéger le mollet du frottement. J’ai dû faire trois essais différents des chaussettes, deux premières fois en sortie longue, deux heures de fond par jour, puis une fois dans le travail en carrière et quelques temps plus tard en compétition. Pour finir, je les ai mises sous mes bottes pour voir la différence avec mes chaussettes habituelles. Voici maintenant mon retour sur ces produits innovants.

Phase 1 : la sortie de fond.

Alors nous, les cavaliers d’endurance, avons la particularité de passer beaucoup, beaucoup de temps en extérieur en « ballade ».Mais il ne s’agit pas vraiment de ça pas vrai ? C’est un travail de fond pour les chevaux, du pas actif, des allures, des montées, des descentes… Le plus souvent nous sortons en chaussettes plutôt qu’en chaps et encore moins en bottes (moi par exemple : je suis un fossile, je monte en carrière en bottes). Alors pourquoi cela ? c’est un peu au ressenti de chacun, d’ailleurs nous devrions faire un sondage là-dessus tiens.

Bref, revenons-en à nos moutons, ou plutôt nos chaussettes. La première étape c’est la mise en place de Fixity. Il ne s’agit pas de mettre tes chaussettes comme d’habitude. Il faut retourner la partie en silicone,mettre d’abord ton pied dans la chaussette jusqu’à la cheville et une fois bien en place, tu fais remonter la partie en silicone au fur et à mesure en la plaquant contre l’intérieur de ton mollet. Attention à bien étirer la chaussette pour ne pas plisser. J’ai fait l’erreur la première fois et je me suis retrouvée à devoir remonter, tourner, tirer sur ma chaussette tout le long de la sortie, avec ma morue PSA qui me scrutait du coin de l’œil prête à faire un écart si mon pied rentrait un peu trop dans son champ de vision (ndlr, aucun cheval n’a subi de traumatisme lors de cette expérience).

Enfin vous l’aurez compris, c’est un poil à réfléchir mais lorsqu’on a compris le système ça va beaucoup plus vite. Le deuxième jour, je l’ai mise plus rapidement, mieux, et sans encombre. Voyez par vous-même sur les photos la place que doit occuper la partie siliconée.

La sensation à cheval est vraiment différente, ma jambe était fixée à mon étrivière large donc m’aidait à mieux tenir sur mes étriers.Je déteste monter juste en chaussettes, je suis un peu classique sur les bords je l’ai déjà dit, je préfère sortir en chaps car sinon j’ai mal. Pour le coup j’ai pu sentir la différence, pas un bleu ou un frottement avec la chaussette. Le silicone joue bien son rôle de protection, c’est agréable. Un peu comme lorsque vous avez un pantalon à grip, une sensation de maintien léger, sans entrave.

Phase 2 : La carrière

Après les tests en extérieur plutôt concluants je me suis lancée dans la torture : la séance de plat en chaussettes.

Mais alors là…mais alors là c’était mal parti car concrètement,emportée par ma réflexion chaussettes j’ai oublié de changer de chaussures. Je me suis retrouvée à cheval avec ma paire de baskets de ville en nubuck…couleur café au lait. Non mais non quoi ! Des chaussures achetées en braderie pour avoir un peu de style en ville n’ont quand même rien à faire dans mes étriers au milieu de la boue et du sable ! Mais concrètement c’était trop tard, j’ai donc entamé cette reprise en baskets (paix à leur âme).

Le problème majeur dans cette histoire, c’est que j’ai des chevilles en carton, ça plie au moindre mouvement, d’où ma défense de la bottine et de la botte qui m’aident à maintenir tout ça en place. Ce pourquoi j’ai des étriers de sécurité à œil amovible aussi. Ainsi, la combo œil amovible plus chevilles mouvantes plus chaussettes…sans compter la stabilité et l’équilibre douteux d’une jeune PSA un peu délicate, ne m’était pas vraiment favorable au confort.

Les étriers à oeil amovible en question

Alors au trot de travail assis c’est un plus. Le silicone aide bien à fixer le bas de jambe et je sentais lorsque mes jambes manquaient de stabilité car la chaussette me retenait. Idem au galop, la sensation de fixation de jambe est bien présente. Par contre entre le travail jambe au centre et jambe isolée j’ai dû forcer le mouvement et me suis retrouvée avec la chaussette en train de tourner, donc de plier. A ce moment-là, ce n’était plus du tout agréable, car comme je le disais précédemment lorsque la partie en silicone est mal mise et plie la sensation de gêne voire de pincement est assez forte. Donc sur des exercices avec beaucoup d’action de jambe, le risque est présent.

Etape 3 : La chaussette sous la chaps

Je conseillerai ainsi de mettre les chaussettes sous les chaps pour ce genre de travail à cheval, ce sera un renfort supplémentaire, le silicone aide la chaps à ne pas tourner. La sensation de confort est toujours présente et je précise enfin que le reste de la chaussette est étudié pour avoir un rôle de compression. C’est donc un atout supplémentaire même sous les chaps pour favoriser la récupération et la circulation du sang.

Etape 4 : En course, la grande question.

Beaucoup de cavaliers d’endurance montent régulièrement en chaussettes ce qui n’est pas mon cas. Toujours peur de voir les chaussettes descendre ou tourner pendant les boucles.

J’ai donc fais le test sur quarante kilomètres en début de saison ! Avec ma sœur qui a plus l’habitude de monter en chaussettes. La sensation est nouvelle, un peu étrange, je sentais vraiment la partie de ma jambe se fixer à la selle grâce au silicone, avec les changements d’allures et de direction c’est agréable de se sentir un peu accroché. Le plus du plus c’est la protection, ma sœur comme moi n’avons pas eu de brûlures ou de frottements avec ces chaussettes et elles n’ont ni bougé ni tourné, c’est donc un test assez concluant ! Elle qui monte souvent en chaussettes épaisses, elle les a trouvé plus légères et agréable et a approuvé l’effet seconde peau protectrice. C’est donc un équipement à recommander pour vos sorties de début de saison comme d’été 🙂

Je précise que même mouillées par vos bouteilles, seaux ou par un temps peu clément, la chaussette tient. La grip ne se met pas à glisser, certainement parce que le silicone est coulé à même le textile et non collé dessus. Vraiment pratique pour nous n’est-ce pas ?

Au trot comme au galop

Pour terminer, je souligne qu’au lavage c’est très simple,30° habituels et que l’ensemble tient parfaitement la route (déjà plusieurs lavages). Je suis également fière d’annoncer que mes chaussures de ville ont retrouvé leur éclat suite à leur passage sous la boue du parc et le sable de la carrière (amen).