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Les espoirs de l’endurance française : rencontre avec Eloïse

Les espoirs de l’endurance française : rencontre avec Eloïse

Bonjour à toi cher lecteur qui vient te divertir ou faire connaissance avec l’endurance. Aujourd’hui je te propose de partir à la rencontre d’une jeune cavalière de la discipline qui fait probablement partie des espoirs de l’endurance française.

Eloïse Laques est en cadet 1ère année et était l’an dernier dans la grande liste de présélection de l’équipe de France. Qualifiée pour les championnats du monde jeunes cavaliers de Pise en septembre 2019 avec son cheval de tête Golden Falcon alias Boz TT. Elle se classe dans le top 50 endurance France grâce notamment à sa 4ème place sur la CEIYJ de Fontainebleau 2019.

RBE : Bonjour Eloïse, peux-tu te présenter en quelques mots s’il te plait ? 

Je m’appelle Eloise laques, j’ai 15 ans et je fais de l’endurance depuis mes 10 ans et suis actuellement qualifiée en CEI**. Je vis dans le Lot et Garonne en nouvelle Aquitaine. Je rentre l’année prochaine en seconde.

RBE : Comment as-tu découvert l’endurance équestre ? Les chevaux avec lesquels tu cours sont-ils les tiens ? 

Mes parents pratiquent l’endurance depuis toujours, ils m’ont donc transmis cette passion.

J’ai actuellement 4 chevaux à l’entraînement dont deux que l’on nous a confiés. Deux chevaux de sept ans que l’on doit qualifier : Dalila de Coudié, qui est née chez nous et Djaïd rouby de l’élevage de Marie Rossignol et David viguier. Puis deux chevaux d’expérience dont Golden Falcon, 11ans ( BOZ TT) mon cheval de tête. Golden a été notre plus grande réussite jusqu’à présent avec la présélection pour l’équipe de France l’an dernier, grâce à notre 4ème place sur la CEIYJ** de Fontainebleau en mars puis 4ème place sur la CEIYJ** de Compiègne. Golden est issu de l’élevage de Tarek Taher. Je le remercie énormément pour sa confiance. Malheureusement, Golden a développé une tendinite qui nous a empêché de participer au dernier stage avant le championnat. 

J’ai aussi monté Radia, 12ans, de l’élevage de Fréderic et Béatrice Rouché, avec lequel j’ai aussi été présélectionnée l’an dernier après notre 4ème place sur la CEIYJ** de Caselsagrat M7. Il est parti à la retraite après sa dernière course à Pamiers où nous terminons 9ème de la CEIYJ**.

J’ai aussi deux poulains dont un de 4 ans, Ghazil al Janna que l’on vient de débourrer, aussi issu de l’élevage de Frederic Rouché, je souhaite le courir en jeunes chevaux l’année prochaine.

Eloïse à Castelsagrat avec Radia, crédit : collection privée

RBE : Quel est ton meilleur souvenir en endurance ? 

Mes meilleurs souvenirs en compétitions restent Fontainebleau, Castelsagrat et Compiègne.

Ndlr : Eloïse a un parcours très régulier, elle réalise trois 4ème place sur ces épreuves, on espère évidemment qu’elle grimpe sur le podium l’an prochain ! 

RBE : Ton objectif pour cette saison 2020 et 2021, puisque nous avons eu une courte saison en raison du Covid.

Cette année, je souhaite remettre Golden sur une CEI** après un an de repos suite à sa blessure ; Nous avons repris par une 60km à Cleyrac, qui s’est bien passée. Je souhaite aussi qualifier les deux chevaux de 7 ans Dalila et Djaïd.

En 2021, mes échéances dépendront des résultats de cette fin d’année. Je souhaite remercier les propriétaires pour leur confiance et pour me permettre de concourir.

RBE : Comment gères-tu les entraînements avec l’école ? 

Pour les études, pour l’instant ce n’est pas trop compliqué étant donné que je rentre au lycée en septembre. Heureusement que ma mère m’aide beaucoup pour l’entraînement et le soin des chevaux. J’en profite pour la remercier !

Lorsque je ne rentre pas trop tard de l’école, je monte le soir, mais pas si j’ai des contrôles dans la semaine. Dans ce cas là, c’est ma mère qui sort les chevaux. Sinon j’entraîne chaque mercredi après-midi et le weekend. Et mon papa m’aide plutôt pour l’assistance en concours, je le remercie aussi d’être présent.

RBE : Quel est ton rêve dans la discipline ?

Mon rêve serait d’intégrer l’équipe de France et d’amener mes chevaux au plus haut niveau, tout en me faisant plaisir.

Et c’est tout ce qu’on lui souhaite!

Retrouvez Eloïse sur instagram : @laqueseloise

Surveiller l’état de santé de son cheval après une épreuve d’endurance

Surveiller l’état de santé de son cheval après une épreuve d’endurance

Après ton épreuve d’endurance, tu embarques kiki dans le van et le rend à son pré, mais : il y a des éléments à surveiller pour sa bonne santé. Ton cheval et toi, avez fourni un effort important, ne rêve pas, tu auras des courbatures, lui aussi. 

Petit disclaimer : ce que j’écris ici sont des suggestions, des observations et demandent évidemment du recul de ta part, par rapport à ta connaissance de ton cheval et ses habitudes, il n’y a rien d’automatique ni d’obligatoire. Non, on ne met pas systématiquement kiki au placard avec double polaire étanche sous prétexte qu’il fait froid, on regarde d’abord comment kiki se comporte.

1/ Quelques soins

Après vingt, soixante ou cent-soixante kilomètres, peu importe la distance, le cavalier a un certain protocole de soins à faire pour la récupération et l’élimination des toxines. Ça évolue toujours, il n’y a pas de méthode unique, on s’adapte, on change avec l’expérience, on devient plus alerte et exigent :

De grain, tu ne donneras pas : après l’épreuve, le corps doit éliminer l’acide lactique produit par l’effort et non accumuler de l’énergie. Après la course c’est foin et eau à volonté.

Le trajet tu anticiperas : pense à proposer à boire avant le trajet. S’il fait chaud, arrose ton cheval avant de monter dans le van, il sera ainsi plus au frais. S’il fait froid, rien ne sert de fermer toutes les fenêtres tu van, il fait chaud à l’intérieur et si l’air ne circule pas ton cheval risque de transpirer alors qu’il a déjà fourni un effort.

Les papattes tu soigneras : il existe quelques produits ou onguents que tu peux appliquer après l’effort pour favoriser la récupération. Premièrement, n’oublie pas de sécher les membres une fois le contrôle vétérinaire passé, en particulier au niveau des paturons pour éviter les crevasse.

  • L’argile : à appliquer sur tout le canon et autour des boulets, jusqu’aux jarrets si tu veux pour les postérieurs. L’argile est riche en minéraux et oligo éléments, elle soulage les articulations et permet l’élimination des toxines. Elle doit être humide pour être efficace et tu peux enrouler tes flanelles et bandes de repos autour pour conserver cette humidité un peu plus longtemps.

Tu peux aussi verser de l’argile en poudre dans le bac d’eau de ton cheval au quotidien au paddock, c’est un pansement gastrique naturel qui absorbe les gaz et protègera des ulcères. Quand l’argile flotte en surface, il faut la changer.

  • Le gel : il existe de nombreux gels décontractants. ils ont la particularité de faire un effet froid sur les membres, contiennent des plantes pour la plupart et aident à la circulation sanguine, soulagent les articulations et favorisent la cicatrisation, donc la diminution des courbatures.

Attention avec les gels contenant de l’arnica, le produit peut être considéré comme dopant, donc à n’appliquer qu’une fois rentrés chez vous avant remise au pré et pas directement après l’effort, ni avant ! Lire la description du produit avant utilisation.

Tu peux utiliser un gel de massage sur le dos du cheval, au niveau de la pose de la selle pour soulager du frottement et des pressions exercées pendant l’effort.

2/ La forme

Ton sens de l’observation, tu aiguiseras : Si ton cheval a boité, qu’il a maigri pendant l’effort ou que le vétérinaire a relevé une déshydratation, il y a une vigilance à opérer. Si en arrivant chez toi, ton cheval est toujours boiteux, il s’est peut-être cogné ou a une lésion plus importante que la fatigue de course. Si tu en as la possibilité, mets le en box ou en petit paddock pour la nuit avec beaucoup de foin et d’eau, afin qu’il récupère et surveille le lendemain. Si la boiterie persiste, nul besoin de te préconiser un appel au vétérinaire hein…tu le savais déjà.

Dépenser de l’énergie, ça refroidit : Si il fait froid ou qu’il pleut, garde en tête que ton cheval vient de fournir un effort en énergie important, il risque d’avoir plus froid, comme toi. Une couverture adaptée à la température ou à la pluie peut être nécessaire, surtout s’il a un peu maigri ( enfin sauf qu’il était obèse et a retrouvé la ligne, là ce n’est pas un amaigrissement alarmant). Quand je dis maigri, c’est que tu le vois se creuser des flancs et remonter beaucoup le ventre, il a probablement fourni un effort musculaire plus important soit en raison de la difficulté de la course ou par manque de préparation.

C’est là que je fais un rappel au disclaimer concernant les couvertures, si ton cheval a beaucoup de poil, une légère suffit sinon il va transpirer dessous #pasbon. Si il a un abri, ce n’est peut-être pas utile, du moment qu’il a suffisamment de foin pour renouveler son énergie. Si il est tondu en début de saison, oui la couverture d’extérieure sera surement nécessaire. C’est ton jugement, ta réflexion qui doit s’adapter aux paramètres.

voici un kiki de mars : tondu donc sous couverture au retour car l’hiver était toujours présent

Souvent, en rentrant à la maison, je fais trotter mon cheval, pour voir son état après une heure ou deux heures de transport. Quand ton cheval est bien entraîné et qu’il a bien vécu son effort, généralement il rentre au pré fringant, trottine, appelle les copains, s’en va au galop en disant “ciao l’humain”. Ne sois pas triste qu’il t’oublie à la seconde où il n’a plus de licol, c’est qu’il va bien. 

3/ Le transport long

Si vous avez plus de quatre heures, cinq heures de route et avez fait une grosse épreuve ( à partir de 80km), tu le sais déjà, repartir directement le soir à l’issue de la course d’endurance n’est pas forcément indiqué. Laisse une bonne heure de repos et de ravitaillement à kiki pendant que tu attends la remise des prix par exemple. Puis fais-le marcher avant le transport, n’oublie pas de t’arrêter faire boire s’il fait chaud.

« le repos c’est le repos que veux-tu »

4/ Ces interrogations

Je vais terminer cet article par un paragraphe d’information, j’ai eu quelques questions concernant les perfusions : a quoi ça sert, le cheval va-t-il bien? Je comprends que certains se posent des questions lorsqu’ils voient les chevaux aux boxes de soins après la course. Ne vous formalisez pas, vous n’avez pas toutes les clés en main pour connaitre l’état de santé et savoir pourquoi tel cheval est sous perf, rien ne sert de juger.

La perfusion intervient en cas de grosse fatigue ou déshydratation sur indication vétérinaire après le contrôle, c’est le cas majeur. Elle sert à réhydrater, éliminer les toxines.

Elle peut être administrée aussi à la demande du cavalier ou du chef d’équipe, après une épreuve sous forte chaleur ou avant un transport long. En effet, la perfusion dite « de confort » va aider le cheval à récupérer plus vite, surtout s’il y a un long voyage de retour. C’est pour cela que certains professionnels, dans les épreuves internationales, utilisent ce soin. Cela ne veut pas dire que le cheval ne va pas bien, c’est plutôt de la prévention lorsqu’il a fait très chaud, pour aider à hydrater ou pour le confort du voyage.

Ce n’est pas pour autant à utiliser à la légère ou à banaliser, un cheval qui se porte bien après une course c’est bien mieux qu’un cheval qui a besoin d’une perfusion. Un cheval qui récupère tout seul de son effort la nuit d’avant retour, c’est un indicateur de bon entrainement et de gestion de sa course. On ne part pas sur une étape en se disant « bon de toute façon on pourra perfuser » non, loin de là, elle intervient en fin d’épreuve lorsqu’on a un doute.

Gardez toujours à l’idée, qu’après votre épreuve vous pouvez demander conseil au vétérinaire qui juge votre contrôle final. Si tout va bien, il se contentera de vous dire “pensez à bien lui donner à manger et à boire”, s’il a relevé une fatigue métabolique, il vous donnera des indications. Si vous voyagez et avez un doute, signalez-le, il est là pour vous rassurer et vous donner des conseils.

Une française au Brésil : rencontre avec Mayling

Une française au Brésil : rencontre avec Mayling

Bonjour à toi cher lecteur qui vient te divertir ou faire connaissance avec l’endurance. Aujourd’hui je te propose de partir à la rencontre d’une jeune cavalière de la discipline au parcours fort sympathique.

Peut-être que tu ne l’as jamais vu, mais son nom peut te parler si tu étais aux championnats de France des As de Brécey en 2019. Mayling Potrin est une cavalière d’endurance de dix-neuf ans. En 2019 elle termine 28ème du classement national en endurance et est la première du classement amateur (les cavaliers classés devant sont professionnels ou concourant au niveau 2 et 3* régulièrement).

Aujourd’hui elle nous écrit depuis le Brésil où elle est partie travailler sept mois comme cavalière d’entrainement, une véritable aventure pour la jeune fille qui ne parle pas un mot de portugais (respect). Avec ce nouvel horizon, Mayling a de nombreux projets dans la discipline et ils sont assez atypiques.

RBE : Bonjour Mayling, peux-tu te présenter en quelques mots s’il te plait ?

M : Salut, Je m’appelle Mayling, je vais avoir 20 ans, je suis de la région Bretagne et d’origine guadeloupéenne. Diplômée d’un bac professionnel Conduite et gestion d’une entreprise agricole option équestre et actuellement qualifié CEI**.

RBE : Comment as-tu découvert l’endurance équestre ? Les chevaux avec lesquels tu cours sont-ils les tiens ?

M : J’ai découvert l’endurance en 2016 grâce un stage course, obligatoire au lycée lors de mon année de 1ère. J’ai fais ma première course en octobre de cette année-là et j’ai vraiment commencé à courir en 2017 dans les écuries de Pierre Auffret. Non je ne suis pas propriétaire pour le moment, un jour peut-être !

RBE : Quel est ton meilleur souvenir en endurance ?

M : Mon meilleur souvenir, je dirais que j’en ai deux. Ma première CEI* à St Nicolas du Pelem avec Jawa de Luriecq, un cheval de Catherine Palasse et mes 1ers championnats de France As l’année dernière avec Belote de Kerdavid, qui appartient à Aurélie Abalea. Sur ces deux courses j’ai eu la chance d’avoir des chevaux incroyables avec lesquels j’ai pris énormément de plaisir.

RBE : Ton objectif pour cette saison 2020

Mes objectifs pour la saison 2020, pouvoir prendre le départ d’une course ici au Brésil et pour la fin de saison la 120km de Fontainebleau en octobre, mais avec les récents événements du au COVID mon retour en France est peut-être compromis. Pour 2021 rien de sûr pour le moment mais j’aimerais partir de nouveau à l’étranger et commencer une saison dans un autre pays.

RBE : Je crois que tu as terminé tes études et travaille comme cavalière à temps plein, peux-tu nous parler de l’endurance au Brézil ?

Oui c’est ça !

Pour commencer, il faut savoir que la place de l’endurance au Brésil est très différente par rapport à la France (ndlr : ou même les autres nations fortes d’Europe). Très peu de personnes vivent de leur écurie d’endurance, la plupart des cavaliers sont des propriétaires aisés qui pratiquent le sport purement en amateurs. Il y a donc très peu de partants sur les épreuves CEI et pas de dynamique de circuit comme en France. Dans tout le Brésil il doit y avoir environ 10 sites de courses qui proposent plusieurs dates dans l’année. Pour ce qui est des épreuves, ce sont les mêmes kilomètres : 40, 80, 120 et 160km.

Mayling en course au Brésil, une aventure de sept mois en terre inconnue
Mayling avec Cueen Mary, lors de l’épreuve Amateur 1 de La Roche sur Yon

Ndlr : Il existe une course de 750km au Brézil, réservée aux Criollo : the Marcha de Resistência, qui se déroule sur 15 jours et se court entre 6,4km/h et 12km/h sur des étapes de 30 à 40km par jours.

RBE : C’est quoi une journée type d’entrainement au Brésil ?

En raison du covid, il n’y a plus vraiment d’objectifs ici, donc on fait de « l’entretien » surtout. Des sorties au pas, des longues comme en France avec parfois des allures, mais on fait vraiment beaucoup de travail de fond au pas, plus que ce que j’ai connu auparavant.

Ce qu’on fait le plus c’est varier les terrains : plano, meddio (montées et descentes) et morro (des montées), on alterne tout le temps entre ces trois types de terrains. Nous faisons aussi des entrainements aula, qui signifie « en carrière ».  Après, il y a vraiment des méthodes différentes entre chaque écurie, personne ne fait comme nous et nous ne faisons rien comme les autres.

Les courses vont bientôt rependre donc nous faisons plus d’allures et des séances de galop sur la piste. Une CEI** aura lieu en septembre.

Pendant le confinement nous avons fait le championnat du haras. Quatre épreuves, une tous les quinze jours où on tirait au sort un cheval de l’écurie pour une quarante kilomètre. Nous gagnions des points en fonction de notre classement et celui qui arrivait dernier avait le droit de choisir son cheval pour l’épreuve suivante. C’était vraiment sympa et cela changeait des entrainements habituels, une vraie mise en situation !

RBE : Quel est ton rêve dans la discipline ?

J’ai n’est pas vraiment de grand rêve mais si je devais choisir quelque chose, je dirais que finir une 160km serait déjà énorme ! pour moi.

Retrouvez les aventures de Mayling au Brésil sur instagram : @fr_endurance_rider et @mayling_pn

Photo de couverture : Mayling et Shogun endurance lors d’une épreuve d’entrainement de 40km au Brésil

Jullianges : Le raid des pèlerins

Jullianges : Le raid des pèlerins

Après Barre-des-Cevennes et Castillonnès, c’est au tour de Jullianges (43) d’accueillir les compétiteurs d’endurance équestre pour un weekend de concours international. Avec mesures de sécurité et gestes barrières évidemment.

Les règles sanitaires

Comme de nombreux événements, l’organisation et la logistique du site ont été revu pour espacer au maximum les lieux de rassemblement : grooming, boxes, aire vétérinaire. De manière générale les gestes barrières et la distanciation sociale s’appliquent sur l’ensemble du site.

Sur les zones stratégiques : le port du masque est obligatoire pour tous, dès pieds mis à terre pour les cavaliers et le compétiteur rentre seul avec son cheval dans l’aire vétérinaire. La réglementation FEI n’autorise que trois personnes par cheval plus cavalier, pour l’heure ce nombre est réduit à trois maximum cavalier compris. Concernant les rassemblement sur le lieux de restauration, considéré comme lieu fermé ( chapiteau) le masque doit être porté également et n’est enlevé que à table pour prendre le repas.

Le concours

Jullianges fait, comme Castillonnès, le pari d’accueillir toutes les catégories d’épreuves : SHF, Club, amateur et internationales. Au total, 121 engagés pour la France sur les épreuves internationales. C’est le premier concours de l’année qui accueille une épreuve CE***, dont des épreuves sur deux jours. Un large choix d’épreuve qui peut permettre à de nombreux cavaliers de se positionner sur plusieurs jours, mais qui risque aussi de ne pas être concurrentiel. On note seulement deux engagés côté français pour l’épreuve CEI***.

En revanche, deux épreuves semblent rassembler les cavaliers : la CEI* et la CEI**, non seulement la période Covid n’a pas permis de préparer les chevaux pour les grandes échéances, mais le nouveau règlement FEI qui impose des doubles qualifications et des qualifications en couple pour engager en CEI*** participe à trouver cette répartition sur les épreuves.

Le partenariat annoncé avec l’écurie M7 promet de belles dotations sur les épreuves.

Neuf jeunes cavaliers sont en lice pour la première CEIYJ** de la saison. On retrouve Léa Vandekerckhove, 4ème place de la CEI** de Castillonnès le weekend précédent, Carla Mosti, 4ème palce de la CEIYJ** de Santa Susana en décembre dernier ou encore Amandine Gourdon et Bako du Traclin, 5èmes sur l’épreuve CEI*** de Florac en 2019.

La reprise se joue à Barre des Cévennes

La reprise se joue à Barre des Cévennes

Si quelques uns de nos compatriotes français avaient déjà foulés les pistes internationales en Allemagne et au Portugal fin juin, la plupart ont pris le départ de la première course d’endurance équestre internationale de France à Barre des Cévennes ce weekend.
Entre concours internationaux, nationaux et jeunes chevaux, c’est 183 couples engagés qui se sont succédés sur ces trois jours de compétition.

Samedi 11 juillet

La victoire de la CEI** revient à Julia Montagne et Michto du Lauragais, un fils du superbe Tauqui el Masan appartenant à l’écurie Lance endurance. Partis en 6ème position sur la dernière étape, Julia et Michto sont remontés sur la tête et pointent à 25.7km/h de moyenne sur ces 21 kilomètres pour venir décrocher la plus haute marche du podium. Le couple prend ainsi sa revanche sur son élimination à Montcuq en novembre dernier au terme de la 5ème et avant-dernière étape. Ils se classaient en 13ème position de la CEI** de Monpazier en août 2019 et 6ème du Master amateur Elite par la même occasion.

Pour la deuxième place au classement, après une chute assez spectaculaire quelques centaines de mètres avant l’arrivée, Vincent Gaudriot et Aubun d’Aqui terminent en beauté après une boucle finale à 23.7km/h de moyenne. En 2018, c’est eux qui avaient remporté l’épreuve CEI** de Barre des Cévennes. En août 2019, ils terminaient 7ème de la CEI** de Monpazier.

Pour la troisième position, c’est l’Espagne qui se présente avec Ana maria Yebra Altini et Girola de Quercus après une course régulière dans la tête tout au long de l’épreuve. Le couple se classait 2ème de l’épreuve CEI*** en deux jours de Santa Sussana en décembre dernier. Girola montre une très belle performance encore, qui s’ajoute à sa 13ème place des championnats d’Europe de Euston Park en 2019 et sa 8ème position aux championnats du monde junior de Pise en 2017, sous la selle de la cavalière Tchèque Mickaëla Superkova.

La suite du classement de nouveau pour l’Espagne et Juan Carlos de Villa associé à Don del Rey. En 5ème position la jeune française Suzanne Marion et Vingtaine d’Aqui, 13ème sur le Master Pro 160km en 2019. Maeva Valentin prend la 6ème place avec Celuna d’Aurières, Lea Vandekerckhove est 7ème avec Harez des Cades. Angel Lazes est 8ème avec Massaï de Bezaudin.

Dimanche 12 juillet

La victoire est espagnole sur la CEI* de 100km le lendemain. La cavalière Alba Ruiz de Villa Alvarez et Chafik de Mandre prennent la tête devant Julia Montagne et Lluna de quelques mètres. Chafik montre des temps de récupération très rapides et garde la tête sur deux boucles. Lluna, partie en tête dès le départ avec sa cavalière pour laquelle les pistes de Barre n’ont plus de secret, réalisait sa première compétition internationale sur cette distance et montre de grandes qualités. Les deux amazones auront conservés les deux premières places du classement tout au long de la course.

En troisième position, Kenza Bettenfeld et Bakardi Feuillée ont aussi fait route régulière puisque le couple n’a jamais lâché sa troisième place au fur et à mesure des contrôles vétérinaires.

La quatrième place revient à la jeune Charlotte Chazel sur Akaba du Ceor, Celine Rey et Raya de Jalima obtiennent la 5ème place. Sonia Bourle et Perzia d’Alajou sont 6ème, Clément Marescassier effectue un très beau retour en compétition internationale avec Clin d’oeil despacouli à la 7ème position et Maeva Pelazza est 8ème avec Thorgal.

Lundi 13 juillet

Les épreuves SHF jeunes chevaux ont repris depuis juin déjà et le concours de Barre des Cévennes a permis à une centaine de chevaux de venir chercher une qualification ou une course de reprise.

La reprise

Le site de barre des Cévennes avait été aménagé et les espaces divisés pour pouvoir accueillir les compétiteurs avec les normes sanitaires en vigueur. Nous avons pu notamment relever le port du masque dans l’aire vétérinaire et l’absence de remise de prix.

Chacun a su faire preuve d’adaptation pour cette reprise un peu mouvementée, mais l’ambiance de course est demeurée intacte.

Point important pour les suivantes : on reprend la bonne habitude de ramasser ses bouteilles d’assistance, car il y en avait quelques unes (trop) sur la piste) et on fait attention à ne pas laisser tomber son masque jetable de sa poche, car le site s’est retrouvé parsemé de ces petits outils bleu en plastique, et ça, c’est pas terrible. Soyons vigilant.

Le côté classement national

Il sera bientôt temps de refaire un tour du côté du classement national. Les championnats internationaux ayant été annulé, il faudra compter, pour la saison 2020 sur, comment dire, le contrôle continu 😝. C’est à dire les points cumulés sur les épreuves nationales et le championnat de France pour voir se dessiner le classement et les meilleurs de la discipline. Les cavaliers n’ayant pas couru en fin d’année n’ont pour le moment plus d’historique, les championnats internationaux restent 3ans dans le calcul. Nicolas Ballarin tient la tête du classement pro devant ses compatriotes de l’équipe de France : Roman Lafaure et Joséphine Thomas. La jeune Mayling Potrin est en tête du côté des amateurs devant Christophe Bogrand.

Photo de couverture : crédit Mickaël Cinq, Barre-des-Cevennes, Nicolas Ballarin, Bénédicte Santisteva